Profonde nature …

… du système capitaliste qui préfère les profits au traitement de la pandémie !

Les labos ne cessent de « faire » des profits sur la pandémie. Ainsi le groupe nord-américain Pfizer vient de trouver une incroyable astuce. Jusque là il livrait des flacons de vaccins dans lesquelles on retirait 5 doses pour 5 injections. Retirer plus de sérum d’un flacon est très difficile.

En tout cas les contrats spécifient qu’un flacon contient 5 doses. Mais voici que d’un coup Pfizer vient d’inventer la 6ème dose. Il fait ainsi d’une pierre deux coups : il utilise cette possibilité pour justifier ses réductions de livraisons pour le moment aux États mais leur facturera une dose supplémentaire par flacon.

Jusqu’au sommet de l’État on s’est mélangé les pinceaux toute la semaine : le ministère de la Santé annonçait avoir reçu 383.000 doses quand le premier ministre déclarait 320.000 doses. Celui-ci continuait donc de considérer qu’un flacon contenait… que 5 doses … cette petite manipulation se cache de gros profits.

Dans le programme de livraison actuelle pour l’Union Européenne, Pfizer va expliquer qu’il peut honorer la commande de doses prévues en livrant 100 millions de flacon au lieu de 120 millions soit une économie de livraison de 20 millions de flacons et de 120 millions de doses qui pourront être « revendues ».

Comme nous pouvons révéler que le prix de la dose (de la dose et non pas du flacon) est de 12€, le profit supplémentaire sera de …1,5 milliards d’€.

Interpellons partout ou nous le pouvons les autorités de l’État et de l’Union Européenne pour faire cesser ce scandale, car c’en est un.

Il en est un autre du point de vue de la civilisation et de l’humanité. Seuls 45 pays ont aujourd’hui accès au vaccin.

Parmi eux, 11 se taillent la part du lion. Des milliards d’êtres humains sont donc privés à priori de vaccins. Une autre stratégie aurait consisté à faire des personnes les plus sensibles, et des médecins et soignants du monde entier une priorité. Ce serait de l’authentique coopération internationale au service du bien commun.

Aujourd’hui la santé de milliards de personnes est dépendante de quelques trusts pharmaceutiques : nature des vaccins, emballages, rythme de production et de distribution, prix.

La problématique des brevets et donc du traité dit « ADPIC » signé en 1994 dans le cadre de ce que l’on a appelle le Cycle d’Uruguay de l’Organisation mondiale du commerce est a l’ordre du jour.

Ce traité qui protège la propriété intellectuelle des grandes firmes capitalistes signé sous l’influence des même Pfizer, Gilead, Bayer, Opel-IBM…


Lettre hebdo (Extrait) de Patrick Le Hyaric