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Déjà condamnée en décembre 2015 en première instance, à 5.000 euros d’amende pour incitation à la haine en raison de l’orientation sexuelle, ainsi que 5.000 euros de dommages et intérêts à chacune des trois associations qui s’étaient portées parties civiles (l’Inter-LGBT, Mousse et le Refuge), Christine Boutin a vu sa peine confirmée par la Cour d’appel de Paris, ce mercredi 2 novembre.

“L’homosexualité est une abomination, mais pas la personne. Le péché n’est jamais acceptable, mais le pécheur est toujours pardonné”, avait déclaré l’ancienne ministre du logement dans une interview accordée à la revue Charles en 2014. Des propos qu’elle avait reconnu avoir tenus en première instance.

“Nous tenons à préciser qu’il s’agit de la toute première fois que Christine Boutin est condamnée pour son homophobie”, a déclaré Arnaud Gauthier-Fawas, l’un des porte-parole de l’Inter-LGBT.boutin-jugement

“NUL N’EST CENSÉ IGNORER LA LOI”

“On se félicite de la décision de la cour d’appel. D’abord le fait qu’elle confirme en appel la condamnation de Christine Boutin, ensuite le fait que notre association, l’Inter-LGBT, ait été reconnue recevable par la cour”, se sont réjouit Jérôme Beaugé, le coordinateur politique de l’inter-associative lesbienne, gay, bi et trans et son avocate, Me Karine Geromini avant d’ajouter : “Tout propos LGBTphobe est condamnable et nul n’est censé ignorer la loi, même lorsque l’on est Mme Boutin, ancienne ministre de la République”, comme le relève Libération.

“Ce qui me plaît dans cette décision, c’est la reconnaissance que la liberté d’expression trouve ses limites lorsqu’elle vise et porte préjudice à un groupe de personnes vulnérables”, conclut Me Charles Bernier, avocat de l’association le Refuge.

Lu dans Les Inrocks – Source