L’empressement de ces chefs d’État et de gouvernement à se rendre dans la capitale saoudienne pour présenter leurs condoléances au nouveau monarque, Salmane, demi-frère du défunt, est sans doute le signe le plus cynique de realpolitik qu’on puisse livrer aujourd’hui. Le pays est en effet l’un des plus rétrogrades de la planète.

À la faveur de la crise diplomatique qui couve entre Washington et Riyad, sur fond d’une possible normalisation des relations entre les États-Unis et l’Iran, perspective qui terrorise les Saoudiens, François Hollande s’est effectivement rapproché de l’Arabie saoudite. Au point que le royaume et sa région sont devenus un véritable eldorado pour les industriels français.