Contre la fascination du désastre

« Je vais m’allonger sur le sol et pleurer un instant », s’excusait une utilisatrice de Twitter, un après-midi du printemps dernier. Beaucoup l’auraient volontiers imitée.

Quelques jours plus tôt, le 25 mai, le Front national était arrivé en tête aux élections européennes en France. Certains citoyens de gauche présumaient qu’un tel coup de semonce dessillerait enfin les yeux des membres du gouvernement socialiste ; la réaction du premier ministre Manuel Valls, qui envisageait des « baisses d’impôts » (RTL, 26 mai), leur fit très vite mesurer leur naïveté.

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A lire ou relire par ces temps troublées

Le 27 mai 1943, sous l’égide de Jean Moulin, les représentants venant de divers horizons politiques appartenant aux mouvements de résistance se regroupent sous l’autorité du Conseil national de la Résistance. Dix mois plus tard, paraît son programme : « les Jours heureux ». Un programme toujours combattu par le patronat.

Comment ces jeunes réunis en pleine clandestinité pouvaient-ils imaginer que le programme d’invention sociale qu’ils allaient forger deviendrait réalité deux ans plus tard dans une France qu’ils allaient libérer ? »

Ces mots de Stéphane Hessel soulignent la portée du 27 mai 1943 : une éclaircie de dignité dans la désespérance de la guerre.

Une éclaircie que le patronat français n’aura de cesse jusqu’à aujourd’hui d’éteindre. « Nous ne pouvons-nous contenter des vieilles recettes d’autrefois, assure Laurence Parisot, parlant de la protection sociale. Nous avons besoin d’imaginer un nouveau modèle… Réformons vite nos systèmes qui sont archaïques. »

Le programme du CNR, contient tout ce que le peuple français attend ….

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Une société malsaine

Coup sur coup, plusieurs faits divers rendent inadmissibles certaines attitudes humaines. Qu’ils se passent dans le monde ou en France la seule différence est dans la quantité d’annonces et la longueur en temps du battage médiatique les révélant au grand public. En dehors du fait que les médias s’en servent pour faire de l’audience, reste que certaines têtes décisionnelles, sont bien malades.

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