[Certains (les dirigeants du mouvement) voudraient appeler cela des « signaux faibles  » … Grogne factice ou orchestrée ?

Eux, les « obscures » du groupe, ont certainement la volonté d’exister, de se faire entendre et reconnaitre à la ville, en ruralité, comme dans les médias. Mais, ne sommes-nous pas à la veille d’échéances électorales, fussent-elles municipales avant d’autres (telle la présidentielle de 2022) ; n’est-ce pas un jeu de com’ voulu par le chef suprême, locataire temporaire de l’Élysée et ses services de communication chapeautant-dirigeant les médias à sa solde ? MC]

… pas de quoi rire ni pleurer … encore un triste sire ne sachant que cracher dans la soupe ! Mais il faut retenir qu’ Ardisson participe (ou aura participé) à produire des émissions buzz, d’abord et avant tout, captatrices de publicités largement rémunératrices pour les patrons de chaînes.

Argentine, Équateur, Brésil : partout, le même scénario. Des dirigeants conservateurs parviennent au pouvoir après une longue période de gouvernements de gauche. À peine sont-ils élus qu’une urgence les anime : détricoter les mesures de réglementation de la presse qu’avaient instaurées leurs prédécesseurs pour encadrer le pouvoir politique des médias privés.

Résumons. Une rédaction, celle de Médiapart, a été la cible d’une tentative de perquisition par deux procureurs et trois policiers de la Brigade criminelle dans l’affaire Benalla ; trois journalistes, deux du collectif Disclose et un de Radio France, ont été entendus comme suspects par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) pour avoir révélé les mensonges du gouvernement sur les armes françaises au Yémen ; une grand reporter du Monde est convoquée à son tour comme suspecte par les services de renseignement dans l’affaire Benalla… point commun : Rémy Heitz, le procureur de Paris.

C’est la pluralité de la presse écrite qui se joue !

Si pour le moment seuls les syndicats ont réagi (et encore pas tous hélas), c’est bien de l’uniformisation de l’information dont il s’agit, par le biais d’une source unique, celle de l’État et des valets à son service.

L’ONG (organisations non-gouvernementales) Oxfam a publié le 21 janvier dernier son rapport annuel sur les inégalités : « Services publics ou fortunes privées » – Rapport Davos 2019. De ce document de 114 pages, la plupart des médias n’ont retenu qu’une information, la plus choquante : 26 milliardaires disposeraient d’une fortune équivalente à celle de la moitié la plus pauvre de l’humanité.

Vendredi 22 février 2019, de grandes manifestations citoyennes, d’une ampleur inédite, ont éclaté un peu partout en Algérie. […] Pour prendre de la perspective sur la question, nous avons interrogé Benjamin Stora, historien de la guerre d’Algérie et président du Musée national de l’Histoire de l’immigration.

 … [clament] à haute voix les concurrents de Macron, […] [l’accusant] de mettre à profit ses prestations [dans « le grand débat »] quasi hebdomadaires avec les maires ou les jeunes pour en faire des meetings électoraux qui ne disent pas leur nom.

Ce 29 janvier, une foule encapuchonnée et grelottante, alors que la nuit est tombée et que la température frôle péniblement les 3 °C, espèrent pénétrer à l’intérieur de l’Élysée Montmartre. C’est dans cette célèbre salle de spectacle parisienne que se tient le premier grand meeting du mouvement Place publique, fondé par Raphaël Glucksmann. Après quelques minutes, le couperet tombe : ils devront rebrousser chemin, la salle est déjà pleine à craquer.

Sous-payés, précarisés, critiqués… Les journalistes sont de plus en plus nombreux à fuir une profession qui les malmène. Ils se reconvertissent.

Noter : l’article qui suit bien que traitant du métier de journaliste, de ses inconvénients actuels, il n’a rien de commun avec l’article concernant les éventuelles censures exercées par le gouvernement sur les médias. MC

Relire Brecht dans cette période ne serait pas un mal. Il y a dans l’air malsain élyséen, quelques bruits de couloir voulant une censure des médias… serait-ce une suite logique aux déploiements excessifs de la force publique, de la nouvelle loi restreignant les libertés de manifester qu’est évoquer la volonté de ne diffuser QUE la bonne parole gouvernementale. N’allons-nous pas vers une dictature soi-disante « démocratique » ? MC