Entre séduction et coups de pression, la ministre de la Culture entretient des relations électriques avec les journalistes. Et attaque l’audiovisuel public, dont elle a pourtant la charge, tandis qu’elle est comme chez elle dans les médias Bolloré. Enquête.
Lire la suiteMedias (Audios-Ecrits)
Un dérapage qui fait scandale
D’infamants propos, de scandaleux positionnement en détournement de la vérité, c’est dans le Tout Beau, Tout N9uf (TBT9) d’Hanouna.
Lire la suiteGrand braquage du service public
Le 18 octobre 2025 dans « Quelle époque ! » (France 2), Léa Salamé recevait ses anciens collègues de France Inter. Épicé sur le papier, le cocktail fut explosif à l’écran : cascade de mondanités et déluge de flatteries. Une fois de plus, la télévision a mis en scène l’entre-soi de journalistes s’adonnant à l’autocongratulation. Un grand moment de dépolitisation médiatique !
Lire la suite« Le 20h est en train de couler »…
… à France Télévisions,
les remous dépassent le cas de Léa Salamé
Lire la suite Drapeaux palestiniens…
… Franceinfo fait du CNews
Lire la suiteTout faire pour…
… créer les conditions de la mort de « L’audiovisuel public ».
« La galaxie médiatique de Vincent Bolloré veut la peau de l’audiovisuel public. […I On a besoin de toutes les bonnes volontés républicaines de ce pays pour s’élever contre cette violence verbale de nature presque politique. » L’appel est lancé par Delphine Ernotte Cunci dans un entretien accordé au Monde le 18 septembre.
La présidente de France Télévisions sort du silence qu’elle s’était imposé. Car trop c’est trop, voilà plus de dix jours que les médias publics subissent un pilonnage en boucle de la « bollosphère » (CNews, Europe 1 et Le JDD), dénonçant une collusion entre l’audiovisuel public et la gauche en s’appuyant sur la vidéo divulguée par le média d’extrême droite L’Incorrect — où l’on voit les journalistes Thomas Legrand et Patrick Cohen en pleine conversation dans un café avec deux cadres du Parti socialiste.
« L’audiovisuel public, c’est la gauche qui parle avec le portefeuille des Français », résumait alors le député RN Sébastien Chenu sur… CNews.
« Marine Le Pen a réclamé samedi [20/09/2025] le départ de Delphine Ernotte, la patronne de France Télévisions, « une militante très marquée à gauche » qui est selon la cheffe des députés RN est sortie de « son rôle » en qualifiant CNews d’extrême droite. La fille de Jean-Marie Le Pen s’est exprimée dans une interview au Journal du Dimanche (JDD), média dans le giron de Vincent Bolloré. »
La patronne de France Télévisions siffle ainsi la fin de la position de neutralité de son groupe. Et elle a raison. Même si ces attaques ne sont pas nouvelles, leur ampleur et leur violence appellent une réponse.
La bataille culturelle est engagée, et il est important de prendre la mesure de son enjeu.
À vingt mois de la présidentielle, les médias Bolloré affichent chaque jour leur détestation des chaînes et radios publiques en même temps qu’ils relaient leur souhait de les voir privatisés. C’est oublier ce que rappelle opportunément la Cour des comptes dans son rapport sur les chaînes publiques, dévoilé le 23 septembre : « France Télévisions a réussi à consolider sa place de premier plan dans les audiences tant linéaires que numériques. Elle est la première source d’information des Français et celle à laquelle ils font le plus confiance. »
Une position qui ne doit rien au hasard mais à un travail de longue date pour produire l’information la plus factuelle et la plus fiable possible, dans un contexte budgétaire restreint.
Loin des dérives de la post-vérité et de média devenus médias d’opinion, mis au service de l’idéologie réactionnaire de leur propriétaire. Ceux qui attaquent aujourd’hui le service public avec tant de virulence sont les mêmes qui minent chaque jour notre démocratie par leurs outrances. D’où la nécessité, plus que jamais, d’avoir un audiovisuel public fort — même s’il est imparfait —, et de le défendre.
Etienne Labrunie. Télérama N° 3950.24/09/2025
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MC