Mais où est passé France Inter
Des audiences qui déclinent et un malaise qui ne passe pas.
Alors que les chiffres de la première vague média-métrique de la saison, publiés jeudi 13 novembre 2025, montre que France Inter régresse pour la première fois depuis 2021 – tout en restant de loin, la première radio de France – les équipes sonnent l’alerte.
Dans une lettre adressée à leur direction et celle de la Maison ronde, elles font part d’un « mal-être profond », « celui d’une radio qui perd son âme ».
Leur inquiétude est d’ordre éditorial d’abord, elle déplore l’attitude des deux dirigeantes (Adèle Van Reeth pour Inter et Sibylle Veil pour Radio France) face aux attaques de l’extrême droite et ne s’estime pas assez soutenues. Citant l’exemple de Thomas Legrand, filmé à son insu en pleine discussion avec des dirigeants du parti socialiste, dans une vidéo qui a fait les choux gras de la galaxie Bolloré et désormais sans contrat avec la station.
« En ne prenant pas position clairement, la direction envoie un message inquiétant : celui d’une radio publique qui hésite à défendre ses journalistes face aux campagnes d’intimidation orchestrées par certains médias ou groupe d’influence ».
Qui évoque par ailleurs le grave incident de santé d’une voix de l’antenne après une récente réunion tendue, y voyant le révélateur d’« un système où la pression et la brutalité managériale ont remplacé le respect et la bienveillance nécessaires au bon fonctionnement de [leur] radio »
Contactée, Adèle Van Reith a indiqué qu’elle les recevrait prochainement pour apporter ses réponses.
Sophie Gindensperger. Télérama N° 3958. 19/11/ 2025
L’avis de MC
Le but est toujours – celui exprimé clairement par R. Dati, la droite LR-RN et les « Bolloré et compagnie » – de privatiser ce qui est encore [à peu près] public.
Les arguments mis en avant dans cette démarche se concentrent d’abord sur la suppression d’une ligne dans le budget national, mais il est important de considérer que l’accès aux services publics devrait rester accessible à tous, ce qui est difficilement pensable après privatisation
Dans ce contexte, il est essentiel d’évaluer les motivations derrière cette volonté qui soulève de nombreux enjeux, tant sur le plan économique que social.
Dati, comme MLP, veut privatiser les médias publics, et comme le dit si bien le proverbe: qui veut tuer son chien l’accuse de la rage.