Blessure de l’âme
aussi important que les soins techniques
suite à une intervention, une plaie
« Grande Cause nationale 2025 » certes, mais à quel prix ?
Depuis 2022, le dispositif « Mon soutien psy », lancé par Emmanuel Macron, promet un accès facilité aux soins psychologiques, grâce au remboursement d’un nombre limité de séances auprès de professionnels conventionnés, pour des patients souffrant de troubles psychiques légers à modérés.
Selon un premier rapport remis par le gouvernement au Parlement fin mars, près de 600 000 Français ont déjà eu recours à cet outil.
La chasse aux économies se poursuit au palais du Luxembourg, où a atterri le projet de loi de finances de la Sécurité sociale la semaine dernière.
°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
Nouvelle piste des sénateurs centristes : mettre un terme au remboursement et à la participation financière de l’assurance maladie de soins « se réclamant de la psychanalyse ou reposant sur des fondements théoriques psychanalytiques », sous couvert de « la cohérence scientifique » et de « l’efficience des dépenses ». Un amendement en ce sens, soutenu par une dizaine d’élus, a été déposé le 16 novembre 2025, il devrait être débattu en séance publique dans les jours à venir.
Consacrer « les financements publics à des soins dont l’efficacité est reconnue »
La sénatrice de l’Essonne Jocelyne Guidez défend un amendement fondé sur « de nombreux témoignages de parents que j’ai reçus et qui ont subi des dérives de thérapies psychanalystes, pour leurs enfants atteints d’autisme ou de TDAH [ndlr : trouble déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité] ». « Ces dérives, je trouve ça honteux, c’est scandaleux. Faire de la psychanalyse pour ces enfants, ça ne sert à rien », déplore-t-elle.
Loin d’être « contre les psychologues », elle précise : « Je serais d’ailleurs favorable à ce qu’ils soient considérés pleinement comme des professionnels de santé, et qu’on mette plus de moyens derrière eux, à condition qu’ils s’inscrivent dans une démarche scientifique, ce qui n’est pas le cas de la psychanalyse ». Et d’ajouter : « Je suis pour qu’on s’attaque davantage à la santé mentale, en consacrant les financements publics à des soins dont l’efficacité est reconnue ».
°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
La levée de boucliers au sein des collectifs et syndicats de psychologues et de psychiatres ne s’est pas fait attendre.
Aglaée Marchand. Public-Sénat. Source (extraits-lecture libre)
On peut se poser la question de l’efficacité des psy. On peut aussi se demander pourquoi le nombre de malades mentaux a autant augmenté.
C’est tout de même la seule discipline médicale où il n’y a pas espoir de guérison après les soins. Il n’y a quasiment plus de malades internés, moyennant une explosion des agressions faites par des « irresponsables ». Mieux rembourser les consultations de psy, qui ne peuvent soigner n’étant pas médecins, est ce la vraie solution? On peut en douter.