Statut de l’élu local, vie chère en outre-mer, gestion des déchets, accès aux soins dentaires… Dans les prochaines semaines, les sénateurs devront travailler sur un programme bien chargé.
Qui a dit « ça leur changera »…
Mais parmi les nombreux textes inscrits à l’ordre du jour de la Chambre haute d’ici au 6 novembre 2025, aucune trace des deux propositions de loi sur la fin de vie – l’une visant à « garantir l’égal accès de tous à l’accompagnement et aux soins palliatifs » ; l’autre, bien moins consensuel, à ouvrir un « droit à l’aide à mourir ».
Toutes deux ont été adoptées fin mai en première lecture à l’Assemblée nationale. Initialement, elles devaient donc être examinées au Sénat à partir de début octobre. Mais les multiples changements de premier ministre (Bayou, Lecornu 1, Lecornu 2) a encore une fois chamboulé le calendrier.
La droite pas pressée d’étudier le texte sur l’aide à mourir
Mardi 14 octobre 2025, la conférence des présidents du Sénat a donc finalement renoncé à mettre les propositions de loi sur la fin de vie au plus vite à l’agenda.
Il est vrai que les examens des projets de loi de finances (PLF) et du financement de la Sécurité sociale (PLFSS) vont occuper les sénateurs à partir de mi-novembre. Les débats devraient s’étirer jusqu’à la fin de l’année, le budget devant être adopté à tout prix avant le 31 décembre, comme répété à plusieurs reprises Sébastien Lecornu depuis sa nomination.
Ces débats auraient-ils pu se tenir dans un délai raisonnable avant les échéances budgétaires ? La droite en doute. Au Palais du Luxembourg, les deux rapporteurs LR de la proposition de loi sur l’aide à mourir, Christine Bonfanti-Dossat et Alain Milon, sont très fortement opposés aux propositions de ce texte.
« Le Sénat joue la montre », selon Marie-Pierre de la Gontrie (PS)
« La vie parlementaire est perturbée depuis un certain temps, mais là, toutes les occasions sont bonnes pour modifier l’examen de ce texte », insiste Marie-Pierre de la Gontrie. « Le Sénat joue la montre. » Certains craignent même que les deux textes sur la fin de vie finissent par passer à la trappe d’ici à la fin du second mandat du chef de l’État. Puisque la procédure accélérée n’a pas été enclenchée pour leur examen devant le Parlement, ils devront de nouveau revenir à l’Assemblée nationale, puis une seconde fois au Palais du Luxembourg. Avant une hypothétique commission mixte paritaire, si aucun compromis n’est trouvé entre députés et sénateurs.
En mai 2025, sur TF1, le président de la République avait évoqué l’idée d’un « référendum » pour « débloquer » l’avancée des débats au Parlement.
D’après un article de Théodore Azouze Public-Sénat (Voir l’intégral original – Lecture libre)
Le calotin Bayrou et sa clique de cathos ultras bloquent ce texte produit sous la pression populaire.