Jeunesse

Le plus jeune président de la Ve République
a-t-il un problème avec… la jeunesse ?

Le nouveau rapport du syndicat étudiant Unef (Union Nationale des Etudiants de France) l’atteste : ses huit ans de pouvoir l’ont mise à genoux.

Depuis 2017, le coût de la vie étudiante a grimpé de près de 32 %.
Les dispositifs d’aide, qu’il s’agisse des bourses, du logement, de la nourriture… sont laissés à l’abandon.
Cette jeunesse-là, a tout d’une génération sacrifiée.

Elle a perdu, depuis 1969, une année entière de scolarité rien qu’en primaire, décidée par ceux-là mêmes qui aboient à la « baisse du niveau ».

Elle a subi, enfermée dans ses quartiers quadrillés par la police, des confinements qui ont fait exploser les inégalités dans une école réduite à la misère – pour le bonheur des promoteurs d’une éducation ravalée au rang de produit marchand, accessible à qui peut se l’offrir.

Elle a subi les réformes Blanquer du bac et Parcoursup, sources d’angoisses, d’inégalités et d’injustices terribles, qui interdisent aux étudiants d’être les acteurs de leur propre avenir ; et cette jeunesse en a parfaitement saisi le message ultime : au festin du macronisme social, seuls les meilleurs seront invités, les autres seront au menu.

Emmanuel Macron n’est pas Jupiter : il est Cronos, dévorant ses propres enfants

Cette jeunesse, nous dit-on, va mal.
Et c’est vrai : tous les indicateurs de santé mentale sont au rouge.
Des enfants se suicident à peine entrés au collège.
Mais comment s’en étonner 

Tout ce que Macron leur propose, c’est la glorification de la « gifle éducative », l’apprentissage à 14 ans ou la militarisation de la Journée de la défense et de la citoyenneté.

Pourtant, ce sont eux qui prennent en charge la solidarité avec leurs camarades qui n’arrivent plus à se nourrir, eux qui soutiennent massivement les oprimés, eux qui montrent sur Internet une créativité qui échappe aux adultes…

Une des questions majeures posées à la gauche qui prétend changer la société, c’est comment faire la preuve auprès de cette jeunesse qu’elle a, elle, d’autres perspectives à lui proposer

Olivier Chartrain

Qu’as-tu fait, ô toi que voilà
Pleurant sans cesse,
Dis, qu’as-tu fait, toi que voilà
De ta jeunesse ? 


Paul Verlaine


Une réflexion sur “Jeunesse

  1. bernarddominik 15/08/2025 / 10h24

    Un trait commun à beaucoup de pays européens.

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