… Oui, pour récupérer « un peu » des débordements budgétaires au fil des années, Bercy préparant le prochain budget national, préconise dans le futur budget 2026, un « nouveau rabotage financier » prélevé sur la dotation des services publics… enfin ceux qui restaient encore debout ! MC
Un document interne qui égrène une panoplie de préconisations de coupes budgétaires et de fusions d’organismes pour des économies estimées au total à 1,4 milliard d’euros. Des recommandations annotées et validées par la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin, en vue d’être intégrées dans le budget 2026, où une saignée de 40 milliards d’euros est attendue. […]
Jusqu’à 1,4 milliard d’euros d’économies
Dans le cadre de la refondation de l’action publique, nom donné par François Bayrou à son plan austéritaire qu’il annoncera début juillet, la ministre des Comptes publics se fait fort de trouver 2 à 3 milliards d’euros d’ici à 2027, à retirer aux opérateurs et agences de l’État.
Dans ce document interne daté du 13 mai 2025 adressé aux directeurs de cabinet des ministres de l’Économie et des Comptes publics, nous suivons donc la main d’Amélie de Montchalin réagir à la liste de « recherche de gisements d’économies budgétaires » adressée par le Contrôle général économique et financier (CGefi), sorte de Cour des comptes interne à Bercy chargée de veiller sur les dépenses de plus de 400 organismes publics.
Redécouper les services, les fusionner, les dégraisser… Sur huit pages quadrillant huit secteurs, du social à l’audiovisuel public en passant par les transports et l’agriculture, le mode opératoire apparaît ici dans toute sa crudité. À coups d’annulations de crédits et de suppressions d’« équivalents temps plein », les experts du CGefi passent au crible l’assurance-maladie, le service public de la formation professionnelle ou les futures lignes SNCF et égrènent les coupes : 100 millions de moins par-ci, 260 millions de moins par-là, pour un total avoisinant 1,4 milliard d’euros.[…]
Les contrôleurs de Bercy poussent le zèle jusqu’à dénicher des économies au profit… des entreprises. À l’heure où les fermetures d’usine et les licenciements économiques se succèdent, ils proposent de cibler l’AGS, régime de garantie des salaires qui prend en charge les rémunérations dans les entreprises en défaillance et sous procédure collective.
Pour ce filet de sécurité, les employeurs cotisent 1,5 milliard d’euros (0,25 % de leur masse salariale) pour une garantie « parmi les plus généreuses en Europe », se désolent les experts, qui proposent plutôt un allégement de 50 à 200 millions d’euros. Le bénéfice pour l’État ? Zéro euro.[…]
Stéphane Guérard. Hayet Kechit. Source (Courts extraits)
Nous vous invitons, si vous le pouvez,
à prendre connaissance de l’intégralité du texte. MC)
Il y a dans ce domaine comme dans tant d’autres ce qui s’écrit et ce qui se fait.
On peut penser, sans avoir beaucoup sagacité que la note sera plus salée que les mesures prévues.
En effet, par les mécanismes des gels de crédits communément pratiqués par ces gouvernements successifs, nous n’allons pas être déçus.
La saignée devient hémorragie et bientôt le cadavre ne bougera plus même pour les services qui maintiennent ces pouvoirs en place.
La main mise du FMI évoquée, sur ce site, il y a quelques mois, deviendra inéluctable.
Nous paierons alors que nous ne faisons que subir des décisions gouvernementales sous la presidence jupiterrienne d’un P.C (président commentateur) de ses propres lois et règlements.
Il est vrai que nous avons, nous, le sens des responsabilités !
Combien de temps, encore ?
RBLAPLUME