Shein, premier vendeur de fringues en France l’an dernier, est dans le viseur d’une proposition de loi qui entend rendre l’industrie textile moins polluante.
Le texte, discuté le 10 juin en séance au Sénat après avoir été adopté à l’unanimité à l’Assemblée en 2024, envisage de taxer chaque produit vendu par les géants de la fast fashion.
L’enseigne, qui met quotidiennement en ligne plusieurs centaines de nouvelles références, a mobilisé tous ses lobbyistes — et ils sont nombreux pour tenter d’y échapper.
Pour laver sa réputation, Shein, — émetteur de 20 000 tonnes de CO2 par jour — a déboursé près de 200 000 euros en 2024.
Le groupe est partenaire de l’association Princesse Margot, qui accompagne les enfants atteints de cancer.
Il a aussi créé une collection avec RoseUp, pour soutenir les femmes souffrant d’un cancer du sein, et s’est engagé à reverser 7 % des revenus de la collection à l’association.
Fabrice Layer, Monsieur Affaires publiques de Huawei est désormais le lobbyiste en chef de Shein.
Pour aider son employeur à échapper aux foudres annoncées d’une taxation pour pollution aggravée, il a réquisitionné Magali Berdah, ex-« papesse des influenceurs ».
Dans le même temps, ce docteur en droit, qui connaît le Parlement comme sa poche, reçoit ministres et élus locaux.
Et ça marche, semble-t-il : les sénateurs, en commission, ont vidé la proposition de loi de sa substance.
D’après divers textes… vérifiés
Le sénat c’est LR. Nous savons maintenant que LR ne défend pas nos commerces et notre industrie. Je ne manquerai pas de le rappeler à ses candidats.