Deux pour une place…

Des deux, aucun ne définit une ligne propre à LR, se contentant de copier le RN, alors que l’un ou l’autre, le disert sans réelles concrétisations ou le matois, un peu catho, qu’importe celui qui emportera les voix des militants — adhérents ou non — de ce parti en déliquescence. Cela ne changera pas le « merdier d’aujourd’hui », qu’occasionne la dissolution de l’assemblée, mais reconstruire le parti politique de Sarkozy ou Chirac détruit par Ciotti, n’est pas si facile d’autant que certains visent des places pour l’après, les mairies, les législatives et la présidentielle. MC

Présidence LR : Wauquiez dans le rôle du challenger

Le président du groupe Droite républicaine à l’Assemblée, en position de challenger dans la course à la présidence du parti Les Républicains (LR) face à Bruno Retailleau, espère créer la surprise ce dimanche.

Plus de 120 déplacements, environ 20 000 militants croisés, et au milieu de tous les départements visités, un marathon couru en moins de quatre heures à Paris. Laurent Wauquiez est en forme et il le fait savoir. Sa campagne est celle d’un sportif. Pas un signe de fatigue quand il faut passer une heure après chaque réunion publique — souvent deux par jour — pour dire un mot à chacun.

Ce sera sans doute encore le cas ce vendredi à l’occasion d’un meeting de fin de campagne à Jonage, près de Lyon (Rhône). Dans la campagne interne pour la présidence du parti Les Républicains (LR), dont le vote aura lieu ce week-end, il est le challenger. Laurent Wauquiez l’avoue sans ambages, mais il y croit. « Les militants voient qui est le rempart », dit-il en privé.

Une campagne de militants Face au très populaire ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, donné gagnant, le président du groupe Droite républicaine à l’Assemblée a deux arguments.

  • Le premier est l’incompatibilité des deux fonctions : être premier flic de France est un travail à plein temps. « Quand on veut tout faire en même temps, le risque est de ne rien faire », dit-il en réunion publique.
  • Le second est l’incapacité du ministre à se désolidariser du gouvernement auquel il appartient. Il n’attaque pas frontalement son concurrent (« Sa tâche est difficile ; il a des bâtons dans les roues »), mais critique sans parcimonie le Premier ministre, accusé d’impuissance. Les adhérents savourent.

François Bayrou n’a jamais été populaire chez les LR qui lui reprochent d’avoir fait battre Sarkozy en 2012. « Notre stratégie, c’est de faire une campagne de militants et de proposer une refondation totale », décrypte Vincent Jeanbrun, député du Val-d’Oise, incarnation de la jeune génération sur laquelle s’appuie le candidat. « L’argument de la liberté de ton et son refus de toute primaire fonctionnent sur les militants », assure-t-il. Il arrive que certains ayant prévu de voter pour Bruno Retailleau, changent d’avis devant l’abattage de Wauquiez. « Il faut maintenir à la droite sa capacité d’incarner l’alternance », répète le député de Haute-Loire.

  • Sa proposition d’envoyer toutes les personnes sous OQTF dangereuses sur l’archipel de Saint-Pierre-et-Miquelon a été moquée. En meeting, elle est acclamée. Est-ce que cela fera basculer l’élection de son côté ?
  • Ce dernier, convaincu qu’il n’aurait pas d’adversaire, a commencé sa campagne tardivement, trop face à la popularité de Bruno Retailleau.
  • Malgré cela, l’ancien président de la région Auvergne-Rhône-Alpes a fait une campagne marquante. Celui qui fuyait les médias depuis 2019 a été omniprésent et a montré qu’il faudra compter sur lui dans la course élyséenne de 2027. En privé, il précise que le score qu’il obtiendra dimanche sera le sien, et seulement le sien.
  • Comprendre : Bruno Retailleau élu serait dépendant de Xavier Bertrand, Valérie Pécresse, David Lisnard et Michel Barnier et pas lui.
  • Comprendre aussi que Laurent Wauquiez, ne renoncera à rien, même battu.

Nathalie Mauret. Le Dauphiné. 15/05/225


Une réflexion sur “Deux pour une place…

  1. bernarddominik 16/05/2025 / 16h02

    Il est encore trop tôt pour juger de l’avenir de LR. Le PS nous a habitué au yoyo, il faudra y rajouter LR, aujourd’hui ses militants ont rejoint le RN laissant les Pecresse Bertrand Wauquiez Retailleau dans une position d’appoint. Les prochaines municipales risquent fort de remettre en question les positions bien assises du sénat.

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