101 jours que Bayrou…

… ne fait que reprendre des propositions de lois « pour durer »

L’ancien professeur de lettres classiques, qu’est François Bayrou, avait pris sa plus belle plume pour s’adresser aux présidents de groupe parlementaires et aux présidents de l’Assemblée et du Sénat.

Répondant à ceux qui jugeaient le programme parlementaire pour le moins léger ou flou dans les semaines à venir, le premier ministre a écrit dans la nuit de vendredi à samedi pour annoncer que le gouvernement allait lancer « d’ici le 15 avril » quatre chantiers prioritaires : éducation, accès aux soins, « lutte contre la bureaucratie » et finances publiques, via l’installation d’une conférence nationale. Une missive qui tombe au moment où le Béarnais vient de passer le cap symbolique des 100 jours à Matignon.

  • Sur l’éducation, le gouvernement fixe « deux piliers essentiels », avec « des choix structurants en particulier pour la formation des enseignants et la reconquête de l’écrit ».
  • Sur la santé, il mise sur les parlementaires « pour apporter des réponses à la question des déserts médicaux », alors que le socialiste Guillaume Garot porte une proposition de loi (PPL) pour réguler l’installation des médecins.
  • Le premier ministre veut aussi mener « le combat contre la bureaucratie qui épuise les Français », via le projet de loi de simplification, déjà adopté au Sénat.
  • Enfin, il voit « la conférence nationale des finances publiques » comme la « première pierre de la préparation collective » du budget 2026, qui s’annonce très difficile.
  • François Bayrou évoque enfin sa volonté de lancer « un débat large et ouvert » sur le thème « qu’est-ce qu’être Français ? », sans préciser.

On notera d’abord l’absence de plusieurs sujets, comme la fin de vie, les retraites, le travail ou le régalien.

  • Pas de cession extraordinaire en juillet « pour éviter à tout prix une censure »

L’absence, de plus en plus évoquée, de session extraordinaire au Parlement en juillet, ce qui n’est pas arrivé depuis des années, étonne aussi les présidents de groupes. « C’est ce que j’entends », confirme Patrick Kanner, « ce serait pour éviter à tout prix d’aboutir à un 49.3 et donc une censure ».

« Sa méthode, c’est moins il en fait, plus j’ai de chance de durer », raille Guillaume Gontard.


Synthèse d’un texte de François Vignal, Public-Sénat. Source original (lecture libre) 


Une réflexion sur “101 jours que Bayrou…

  1. bernarddominik 26/03/2025 / 13h13

    Oui et il oublie singulièrement les projets de lois qui déplaisent à la hiérarchie catholique.

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