L’administration Trump est pointée du doigt depuis la révélation d’une faille de sécurité majeure par The Atlantic le lundi 24 mars.
Le rédacteur en chef du magazine a fait savoir qu’il avait été ajouté par erreur dans une discussion sur la messagerie Signal où des responsables politiques et militaires américains échangeaient des informations sensibles sur les frappes militaires contre les Houthis au Yémen.
La publication dans la presse d’un résumé détaillé de ces échanges confidentiels a donné du grain à moudre aux démocrates, qui se sont empressés d’épingler la Maison Blanche, qui a confirmé l’existence de la faille.
Mais de tous les opposants à Donald Trump, c’est Hillary Clinton dont la réaction au scandale a le plus fait réagir.
« Vous vous moquiez de moi », a-t-elle commenté sur X, en partageant une capture d’écran de l’article de The Atlantic.
Un clin d’œil évident à sa campagne malheureuse de 2016 face à Donald Trump, où le candidat républicain lui avait sans cesse reproché de ne pas savoir correctement sécuriser les informations confidentielles.
Dix ans après cette affaire, la révélation de l’erreur de l’administration Trump par The Atlantic sonne comme une revanche pour tout le camp démocrate. « Les mêmes qui scandaient “Enfermez-la” sont là à divulguer des stratégies de guerre » qui relève de la « sécurité nationale », a cinglé l’élue texane Jasmine Crockett, étoile montante du parti démocrate, dans un message sur X.
Synthèse d’un article signé Maxime Dhuin. HuffingtonPost. Source (lecture libre et accès a l’original)
Rappel de « l’affaire Hillary Clinton ».
Le 2 mars 2015, à la suite d’un article paru dans The New York Times, elle se voit reprocher l’utilisation d’un serveur privé pour l’envoi de ses courriels alors qu’elle était secrétaire d’État. Cette attitude est qualifiée d’illégale, voire de dangereuse, au vu de failles de sécurité plus importantes auxquelles elle s’expose.
Le 16 mars 2016, WikiLeaks met en place des archives consultables contenant plus de 30 000 courriels et pièces jointes envoyés depuis et vers le serveur de messagerie privé d’Hillary Clinton alors qu’elle était secrétaire d’État.
Le 5 juillet 2016, le directeur du FBI, James Comey, rendait publiques les conclusions de l’enquête lors d’une conférence de presse, délivrant un rapport accablant pour Hillary Clinton. Il lui reproche d’avoir fait preuve d’une « négligence extrême » en hébergeant des courriels contenant des informations classées secrètes sur des serveurs personnels non protégés, ajoutant que « toute personne sensée occupant la fonction de madame Clinton aurait dû savoir qu’un serveur non protégé ne pouvait accueillir des informations classées secret défense ». Il souligne que des espions étrangers ont pu avoir accès aux courriels d’Hillary Clinton, celle-ci ayant utilisé son serveur à l’étranger, dans des « territoires d’adversaires experts [en piratage] ».
Cependant, il ne recommande pas de poursuites à son encontre, n’ayant pas trouvé de preuve claire que la secrétaire d’État ou ses collaborateurs aient eu l’intention de violer la loi. Loretta Lynch, procureure chargée de cette affaire, suit cette recommandation et clôt le dossier. Donald Trump l’accuse alors de partialité, car Clinton avait déclaré auparavant que Lynch pourrait être maintenue à la tête du département de la Justice si elle accédait à la présidence. Lors de la campagne présidentielle, Trump menace de désigner un procureur spécial pour enquêter sur cette affaire s’il était élu président.
Source (Extrait – voir l’original)
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Rappel « l’affaire Donald Trump »
L’ancien président Donald Trump, poursuivi pour sa gestion négligente de secrets d’État après son départ de la Maison Blanche, a plaidé mardi non coupable des charges à son encontre lors de sa comparution historique devant un tribunal fédéral à Miami.
Le républicain de 76 ans est accusé d’avoir mis la sécurité des États-Unis en péril en conservant des documents confidentiels, dont des plans militaires ou des informations sur des armes nucléaires, dans des toilettes ou débarras de sa résidence de luxe Mar-a-Lago, en Floride.
Il lui est également reproché d’avoir refusé de restituer ces documents malgré des injonctions judiciaires, ce qui lui vaut d’être inculpé pour « rétention illégale d’informations portant sur la sécurité nationale », mais aussi « entrave à la justice » et « faux témoignage ». Un juge fédéral lui a notifié les 37 charges retenues contre lui.
Source (Courts extraits – Lecture libre)