LVMH et son OPA immobilier sur Paris

Dans un livre aussi savoureux que minuscule (Polytechnique, le dessous Descartes, éd. B2), le polytechnicien Alexandre Moatti, historien des sciences, se penche sur la carrière du polytechnicien Bernard Arnault, « raider gâté » et patron de LVMH.

L’auteur prend pour point de départ la rue Descartes, à Paris, près du Panthéon : l’École polytechnique prévoit d’y construire un centre de conférences à la place d’un espace vert protégé encadré par des bâtiments historiques en forme de trapèze ou d’emballage à chapeau, d’où leur nom, « boîte à claque ».

Après d’habiles manœuvres, le permis de construire a été transféré au généreux mécène de l’opération, qui n’est autre que LVMH.

Un projet public déclaré d’intérêt général confié au privé…

Intrigué, Moatti tire le fil des opérations immobilières du groupe dirigé par « ce passionné d’architecture qu’est Bernard Arnault »:

La Belle Jardinière, le Bon Marché, La Samaritaine, le magasin Vuitton, 101, avenue des Champs-Élysées, en attendant, en 2026, l’hôtel Vuitton, au 103-111…

L’objectif, explique Moatti, étant de transformer le géant du luxe en « patrimoine national ».

Paris sera toujours Paris et LVMH toujours pour le moment LVMH prédateur immobilier…


Télérama N° 3901. 16/10/2024


N’y a-t-il pas quelque chose d’écœurant en lisant cet entrefilet, alors que l’on entend à longueur de journée les médias affirmant qu’il faut se serrer la ceinture. MC


Une réflexion sur “LVMH et son OPA immobilier sur Paris

  1. bernarddominik 21/10/2024 / 17h26

    Ce qui m’inquiète c’est la transformation d’un des rares espaces verts parisien en bloc de béton et en plus au milieu de vieilles pierres, ce qui devrait faire hurler notre incompétente ministre de la culture, la Dati et les architectes de France chargés du patrimoine historique. Dès qu’il y a un milliardaires qui place ses billes, on dirait qu’il n’y a plus de lois plus de règles. Encore de la corruption ?

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