Il serait étonnant que ce fameux budget national 2025 ne fasse pas de remous à l’assemblée et que pour le faire adopter, le 49.3 soit de nouveau de sortie.
Comment ça aux mépris de l’Assemblée Nationale et ses députés outrés — enfin pour certains — mais quoi… ce gouvernement Barnier n’est rien d’autre que le passeur de plat de macrounet n’ayant qu’un menu économique : la poursuite des privilèges. MC
La présentation du budget de l’État pour 2025 suscite déjà des tensions au sein de l’Assemblée nationale. Le Premier ministre Michel Barnier a décidé de reporter la présentation, ce qui a provoqué la colère de certains députés, notamment Éric Coquerel, membre de La France insoumise (LFI) et président de la Commission des finances de l’Assemblée nationale. Coquerel, accompagné du député Liot Charles de Courson, rapporteur général du budget, s’est rendu à Matignon pour réclamer les documents préparatoires, mais s’est vu opposer un refus.
Selon Coquerel, il aurait dû recevoir mi-juillet les lettres-plafonds fixant les crédits des ministères, un droit constitutionnel qui lui a été refusé.
Barnier, récemment nommé Premier ministre, a expliqué dans une lettre qu’il fallait attendre la fin de la semaine pour recevoir les documents, arguant qu’il est plus logique de présenter d’abord la politique générale avant le budget.
Gouvernement et Assemblée Nationale sont dans une situation est inédite, à cause de la dissolution de l’Assemblée par le président de la République et du délai pour choisir un nouveau Premier ministre. Barnier, qui n’est en poste que depuis peu, souhaite prendre le temps de construire « son » budget plutôt que de se contenter du projet laissé par Gabriel Attal.
La déclaration de politique générale est prévue pour début octobre, ensuite – si toutefois la déclaration de politique générale n’est pas refoulée par une motion de censure – viendra l’examen du budget déposé le 9 octobre 2024, soit huit jours après le délai légal. Ce décalage, bien que critiqué, a reçu l’approbation de Pierre Moscovici, président du Haut conseil des finances publiques.
Le véritable débat commencera avec les mesures d’économies drastiques et les nouvelles recettes nécessaires pour combler le déficit laissé par les gouvernements précédents. Les discussions s’annoncent tumultueuses, notamment autour de la notion de « justice fiscale » évoquée par Barnier. Le premier ministre devra-t-il utiliser le 49.3 une nouvelle fois sous la présidence macronienne ?
D’après un article de F. Brochet. Le Dauphiné Libéré. 18/09/23024
Ce qui me choque, c’est que les gouvernements successifs depuis des lustres trouvent normal de dépenser plus que les recettes.
Ce qui signifie reporter sur les générations futures les dépenses courantes de l’état, s’endetter pour investir oui à conditions que le prêt soit amorti. Les agios de la dette sont maintenant le premier poste de dépense de l’état, plus que l’éducation nationale. La déraison est devenue un mode de gouvernance. Tous les ministres qui ont accepté un déficit devraient être inéligibles et interdits de ministère.