… un nouveau coup de force antidémocratique…
L’ouverture de la procédure pour déficit excessif est venue perturber les délicates négociations du ministre délégué. Une aubaine pour le patron de Bercy, Bruno Le Maire – conscient d’être sur un siège éjectable – qui n’a pas manqué de partir en croisade pour imposer son projet d’orthodoxie budgétaire brutal. Le 31 juillet, il affirmait sur France 2 que les plafonds de dépenses par ministère pour 2025 seront « inférieurs » à ceux de 2024 « dans des proportions qui seront significatives ».
Deux jours après, Thomas Cazenave renchérissait dans les Échos et retournait sa veste : « Un budget reconduit à l’identique ne ferait que repousser très temporairement l’impasse » de la situation budgétaire française. « Si tel était le cas, ce serait un reniement de l’engagement pris par son ministre délégué auprès des parlementaires », prévient Philippe Brun. Au total, cinq milliards d’euros d’économies seront imposés aux ministères.
Car, à Bercy, on craint plus le couperet de Bruxelles que la légitimité des urnes. Alors que la loi de programmation des finances publiques 2023-2027 prévoyait un déficit de 4,9 % en 2023, celui-ci a, en réalité, dérapé à 5,5 %, selon l’alerte de l’Insee, en mars dernier. Pour atteindre l’objectif de réduction à 2,7 % du PIB en 2027, il faudrait à l’exécutif trouver 20 milliards d’euros en 2025. Mais sans lever davantage l’impôt, indique la loi de programmation, conformément au dogme macroniste. Ce qui se traduira donc par des coupes nettes dans les finances publiques.
Absence de légitimité démocratique
« Un gouvernement démissionnaire ne peut pas présenter de projet de budget, c’est éminemment politique ! » fustige Éric Coquerel, vice-président de la commission des Finances. « S’il persiste dans cette voie, il est certain que nous ne le voterons pas, et nous serons en mesure de le renverser en cas de passage en force. » Les responsables de gauche commencent à se mettre en ordre de bataille contre les tractations secrètes entre ministères. […]
La Macronie et ses 173 députés est-elle seulement en mesure d’adopter une loi de finances ?
« La réalité de la situation politique nous impose de réfléchir dès maintenant aux conditions dans lesquelles le pays pourra être doté d’un budget », assure-t-on à Bercy.
Mais de quelle manière ? Une certitude se dessine dans les rangs des députés macronistes : il faut déjà s’assurer du soutien des 47 députés LR menés par Laurent Wauquiez, qui avaient présenté, l’année dernière, un contre-budget encore plus austéritaire tablant sur 25 milliards d’euros d’économies.
« C’est le groupe le plus apte à discuter de notre projet budgétaire », analyse Daniel Labaronne, député Ensemble, et vice-président de la commission des Finances. |…] Le ministre reprend ici la formule proposée par Laurent Wauquiez fin juillet. |…]
Mais, les seules voix des « Républicains » ne suffiront pas (avec LR, la coalition présidentielle ne totaliserait que 220 sièges, pas assez pour renverser la censure). « Il ne faudrait pas se priver non plus du vote des sociaux-démocrates responsables », concède Daniel Labaronne.
Le professeur d’économie, pourtant fervent partisan de l’orthodoxie budgétaire au sein de la Macronie, n’ignore pas qu’il faudra toutefois donner des gages de souplesse à ces potentiels alliés, sans « avoir de tabous ». « Peut-être que nous n’avons pas été assez à l’écoute d’un certain nombre d’élus sociaux-démocrates. On pourrait regarder les nouvelles recettes, comme la suppression de niches fiscales ou sociales », reconnaît le député macroniste d’Indre-et-Loire. Encore faudrait-il que le patron de Bercy accepte de revoir sa position sur l’impôt. Au risque, cette fois, de braquer « Les Républicains ». Inextricable équation.
Le gouvernement sortant anticipe déjà un blocage de son projet de loi à l’Assemblée à l’automne. Ce pourquoi la direction du budget peaufine déjà le scénario d’un recours à l’article 47 de la Constitution, qui permet au gouvernement de demander en urgence l’autorisation de percevoir les impôts, en reconduisant le budget de l’année précédente.
« Ce serait une mesure d’urgence absolue, qui n’empêche à aucun moment qu’une autre loi de finances soit reproposée les mois suivants », tempère-t-on au cabinet du ministre des Comptes publics.
Un énième outil constitutionnel dans l’arsenal d’Emmanuel Macron pour dévoyer les résultats des urnes.
Lisa Guillemin. Source (Extraits)
Il n’y a aucune légitimité démocratique à faire payer à nos petits enfants notre incapacité à gérer un budget. Et malheureusement cette confusion entre gérer correctement un budget et faire un état solidaire et social montre plus les incohérences d’une gauche qui promet plus que de raison qu’un défaut de démocratie. BLM ne met pas en cause la répartition des dépenses il se contente d’un coup de robot sur tous les ministères. J’attends de la gauche qu’elle réforme les règles comptables et fiscales pour faire payer ceux qui échappent à l’impôt, pas qu’elle prenne encore plus à ceux qui sont déjà assommés par les impôts.
On ne va pas vers « des lendemains qui chantent  ; » si effectivement les réponses sont loin des effets attendus, pour l’ensemble de la population, et si la dégradation de l&rsquo ; ensemble des services publics n&rsquo ; est pas freinée… nos écoles, nos hôpitaux, nos administrations sont dans le rouge…
Par erxemple, notre ville comptait 3 bureaux de poste, et un centre de tri du courrier qui faisait son boulot… Aujourd’hui, un bureau est fermé, la population est montée à plus de 45.000 habitants, des logements sont en construction, on s’achemine vers les 50.000 en fin de mandat.. Plusieurs facteurs sont partis, en retraite ou en mutation, les tournées sont effectuées 2 fois par semaine par des agents intérimaires, qui ont besoin d’êtrer accompagnés pour connaitre les quartiers, et qui se barrent rapidement…
Moralité, le mécontentement monte, les retards de distribution s’accumulent, le Maire est intervenu, nous aussi… un exemple, j’ai reçu un faire part de deuil le 6 août posté dans la ville le 7 juillet… j&rsquo ; avais 2 abonnements à un quotidien national et à son magazine hebdo, en cours de résiliation : pas vraiment apprécié de les recevoir avec plusieurs jours de retard… depuis plus de 6 mois. Il y a heureusement une édition numérique…
Ma voisine a couru pendant une semaine après sa carte bleue… la banque lui avait indiqué la date de départ, elle s’est déplacée, remontée à bloc, a été reçu par le responsable… sa carte était coincée dans un paquet de journaux à distribuer… ; Aujourd’hui les agences bancaires sont remontées, chacun demandant que sa carte, ses carnets de chèques soient envoyés en recommandé… ; ou en attente dans les agences, qui ne souhaitent pas engager leurs responsabilités… ; ce n&rsquo ; est pas gagné,
On peut aussi évoquer les déserts médicaux, l’état des routes… les urgences qui ferment régulièrement, des classes surchargées, les fermetures ailleurs, les profs qui manquent en 3ᵉ et dans les classes de 1ʳᵉ et de terminale… bon courage aux jeunes et à leurs familles.
Idem dans les transports, sans compter les augmentations de l&rsquo ; énergie, la modicité de nombreuses aides et salaires, et la menace de l’application de la réforme des retraites qui ne passe pas…
A notre santé…