…tout se sait un jour…
La République, c’est plutôt un boulot d’hommes
« La dissolution est la décision d’un seul homme. »
La sortie amère de Bruno Le Maire sur France Inter (17/6) mériterait une correction : la dissolution est affaire d’hommes, mais de plusieurs. Afin d’entamer son « moment de clarification », Emmanuel Macron s’est entouré d’un cercle très sélect d’une dizaine d’apôtres.
Pour en être, étaient requises des idées « disruptives », un carnet d’adresses « de dingue » et, surtout, la bonne paire de chromosomes…
Dans ce boys club, Bruno Roger-Petit, « conseiller mémoire » du Président, Jonathan Guémas, chargé de la com’ et de la stratégie, Clément Léonarduzzi, le patron de Publicis Consultants, et Pierre Charon, ex-sénateur LR et fidèle de Sarkozy, auraient plaidé pour la révolution.
Des « apprentis sorciers », comme les appelle « Le Monde » (12/6), évoquant les bonnes idées de ces messieurs ces dernières années.
Les appels du pied de Macron à « Valeurs actuelles » et à CNews, l’emploi des termes « décivilisation » ou « ensauvagement », la loi Immigration reprenant l’idée d’une préférence nationale… c’est eux !
Un de ces autoproclamés « mousquetaires », Bruno Roger-Petit, n’a-t-il pas prévenu Pascal Praud de la dissolution, avant même d’en informer Gabriel Attal et Yaël Braun-Pivet ?
Au gouvernement, pourtant, plusieurs bonshommes étaient au parfum, dont Alexis Kohler, l’indétrônable secrétaire général de l’Élysée, et Gérald Darmanin.
Avec une telle non-mixité, c’est à se demander si Brigitte Macron se trouvait dans la confidence. Mais il se dit que Roger-Petit et la première dame vont régulièrement à la salle de sport ensemble, où ils suent joyeusement en regardant « L’Heure des pros » sur CNews.
À quoi ça tient, l’égalité…
Article signé des initiales F. R.-G. Le Canard enchaîné. 19/06/2024
… et dire que la Macronie va recueillir quelques voix d’électeurs… il y en a qui méritent des coups de pieds au C… et des claques dans la G.
MC
Je ne sais même plus quoi dire tellement je suis dépitée et écoeurée
je ne me retiendrais pas, je balancerais l’ordi… devant tant d’aneries (pour rester polie)