Regarde où tu marches !

À peine nommée, la ministre de l’Éducation Amélie Oudéa-Castéra…

… a été interrogée sur sa décision de transférer ses enfants du public au privé, en l’occurrence le très conservateur lycée Stanislas, épinglé par plusieurs enquêtes journalistiques – dont celle de Médiapart – pour des positions anti-avortement et homophobes.

Loin de calmer les critiques, la ministre a au contraire nourri la polémique en justifiant ce changement d’école par sa « frustration » devant « les paquets d’heures » d’enseignement non remplacées lors des absences de professeurs.

Hallucinante sortie médiatique de celle nommée pour orienter, gérer, éducation nationale, loue, encense, dès son entrée en exercice, les « bienfaits » de l’école privées

Le gouvernement, dès le samedi 13 janvier par la voie de la porte-parole, Prisca Thévenot, s’est empressé d’affirmer le contraire des allégations de sa nouvelle ministre à la question du non-remplacement des professeurs, soulignant notamment qu’avec notamment la revalorisation de leur rémunération pour les heures de remplacement, assurent efficacement les remplacements.


Une autre membre du gouvernement, Aurore Bergé, ministre déléguée à l’Égalité hommes/femmes, avait pris vendredi soir la défense de sa collègue de l’Éducation. « Ce qu’elle a vécu en tant que mère – c’est d’abord un sujet intime, de vie familiale, de vie personnelle – beaucoup de parents l’ont vécu », a souligné Aurore Bergé sur France5.

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Cette Aurore ne manque pas une occasion pour relayer des conneries… et c’est ministre ça !


Article rédigé, en partie, avec des propos tenus dans, Médiapart, Huffington Post, l’Obs, AFP, etc.


6 réflexions sur “Regarde où tu marches !

  1. barbara Auzou 13/01/2024 / 13h47

    Je suis outrée , fatiguée et écœurée, on se moque de nous et la dégringolade continue…C est une génération entière de mal-nés que l’on sacrifie…
    La réalité de la vie des gens qui s’en saisira un jour?

    • Libres jugements 13/01/2024 / 14h15

      Dans ton commentaire, Barbara, tu fais référence, à ce qui se passe et constate dans l’éducation nationale – des décrépitudes : des programmes changeant chaque année, de l’exercice et directives éducatives, des budgets alloués, des (trop !) faibles recrutements, des établissements insalubres, inchauffables, etc.
      À un certain moment, il faudra bien que la population revendique pour nos enfants, la poursuite de l’éducation nationale gratuite laïque, libre et fraternelle comme une nécessité éducative pour l’ensemble de la population, assurer la connaissance et l’autonomie de pensées, de se comporter en société.
      Aujourd’hui l’orientation prise envers les services publics par les différents gouvernements est d’affaiblir – voir les supprimer – les Budgets qui leur sont destinés, afin qu’exant financièrement, ces services finissent transformés privatisés. Une perspective qui ravira et le gouvernement et les sondages — orientés —, et les médias, un ensemble s’ingéniant à nous faire croire que la population n’attend du gouvernement, que cette unique activité : assurer la sécurité autant en interne qu’externe de la France.
      Le but ultime étant de privatiser tous les services publics pour supprimer partout où cela est possible les agents rémunérés par le gouvernement. On peut — et il faut décrier — ce qui se passe en Argentine ou dans d’autres pays où l’ultralibéralisme s’est installé, Macron et bien dans cette même ligne ultralibéraliste sauf qu’il agit par petite touche, mais le résultat final sera la même.
      Le jour où il n’y aura plus aucun service public, il n’y aura plus de démocratie… ce que rêvent certains se réalisera, la loi du plus puissant.
      À quel moment la révolution ?

      • Tatchou92 23/01/2024 / 18h26

        L’Ecole publique, laïque, gratuite, obligatoire doit rester dans le giron de la République et accueillir tous ses enfants : Des moyens pour l’Education nationale, des formations massives de professeurs avec une rémunération correcte, des ouvertures de classes, un nombre limité d’élèves par classe… Ce qui était possible hier doit le redevenir aujourd’hui..

  2. christinenovalarue 13/01/2024 / 14h02

    Je ne lui reproche pas d’inscrire ses enfants dans le privé, chacun est libre de ses décisions. Je lui reproche par contre son incompétence manifeste, la désinvolture de ses réponses et son ton pédant et donneur de leçon, ça commence bien pour une ministre de l’éducation nationale à mi-temps, que dis-je, à tiers temps…

  3. Ancre Nomade 13/01/2024 / 19h56

    J’adhère totalement et au post et aux commentaires.
    C’est quelque chose que je sens venir depuis longtemps. Et on me disais : mais quel profit tirer de l’Education Nationale en la privatisant. Que l’on oublie pas qu’aujourd’hui ce n’est pas l’économie réelle qui fait profit, mais les spéculations autour d’elle. D’ici à ce que certains spéculent sur les résultats scolaires, avec les évaluations, les classements d’établissements, il n’y a qu’un pas.
    Je lis aujourd’hui que la ministre est désolée d’avoir blessé les enseignants. Mais il ne s’agit pas de cela. Il s’agit d’incompétence. La première, celle de se dédouaner du manque de personnels. La deuxième, pour elle qui sera garante de la laïcité, d’avoir privilégié une religion , la catholique réactionnaire de surcroit.
    Colère !

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