Carrefour a présenté un grand plan de restructuration en janvier 2018. L’annonce a eu l’effet d’une bombe. Alexandre Bompard, PDG de l’entreprise depuis juillet 2017, justifie la mise en place de ce projet de transformation dans le but de mieux suivre les nouveaux modes de consommation, en misant sur les commerces de proximités et sur le e-commerce.
L’inventeur du modèle de l’hypermarché en France délaisse ses grands espaces, les amputant ainsi de plus de 100 000 m2. L’avenir des grands hypermarchés et de ses rayons labyrinthes pourrait sembler compromis. […]
Menace du e-commerce
Ces grandes surfaces sont principalement défiées au niveau du non-alimentaire. Les géants du web tel Amazon offre une infinité de produits en un seul clic. Internet offre également plus de praticité en présentant un gain de temps et un accès continu. Il est dès lors difficile pour les hypermarchés de pouvoir les concurrencer, même avec leurs kilomètres de superficie. […]
D’autres menaces existent, ce sont “toutes les grandes surfaces spécialisées comme le bricolage, le sport, l’électroménager, le textile… qui se développent de plus en plus. L’hypermarché n’a jamais eu autant de concurrence. Tous les rayons de sont attaqués, beaucoup plus qu’avant”, indique Frank Rosenthal.
Peu de concurrence pour l’alimentaire
Au rayon de l’alimentaire, il existe encore peu de concurrence pour les supers et hypermarchés. 95 % des achats se font en magasins physiques contre 5 % sur Internet. […]
Même le roi du e-commerce Amazon mise sur des points de vente physiques. L’entreprise a d’abord commencé par ouvrir des librairies, les “Amazon Books”, à Seattle et à San Diego. En janvier 2018, un magasin de proximité entièrement automatisé nommé “Amazon Go” est inauguré à Seattle. Preuve que le commerce a encore besoin d’être un minimum incarné.
Entre le web et le magasin, le drive
Les points de retraits lancés par les enseignes de la grande distribution ces dernières années connaissent également un certain succès, mais les drives ne représentent pour le moment que 5 % à 6 % de part de marché. […]
Le succès de la proximité
Une autre menace qui pèse sur le modèle de l’hypermarché est le succès pour les petits commerces. […] [Souvent des volontés municipales de ne pas voir se désertifier les centres de villages ou villes ce qui correspond et résout du même coup, une volonté socialisante.]
Selon le deuxième baromètre de Centre-ville en mouvement, publié en 2017, les Français plébiscitent les commerces de proximité : 83 % d’entre eux essayent de privilégier le commerce local et ils sont de plus en plus nombreux à fréquenter les commerces de leur centre-ville (+4 points en 2017). […]
Cependant, « il n’est pas écrit que les hypermarchés vont perdurer quoi qu’il arrive. Mais l’inverse n’est pas écrit non plus. C’est pour cela que les adaptations sont absolument nécessaires. Une fois celles-ci menées, on pourra y vois plus clair”, atteste Frank Rosenthal.
Louise Hermant – Les Inrocks – Source (Extrait)
Et pourtant Carrefour menace de fermeture des magasins de proximité, comme celui de ma ville, à vocation essentiellement alimentaire. Il est grand temps, en effet de redynamiser le commerce des petites villes, qu’on a laissé crever… On aurait aussi pu espérer que Carrefour aurait puisé dans les dividendes servis aux actionnaires du groupe… et éviter des licenciements secs !
Le retour du commerce de proximité commence à se faire sentir. Dans ma commune (8500 h) un carrefour market (qui va rester) un intermarché à 1 km du centre ville et un leader price au centre ont pris des clients aux 2 hyper proches Auchan (à 10 km) et Casino (à 20 km), il y a 20 ans le commerce local n’arrivait pas à concurrencer les hyper, aujourd’hui, certes la commune a gagné 2500 habitants, mais la mentalité des consommateurs semble avoir changé. Je pense que carrefour fait une erreur srratégique, tout ne se vendra pas sur internet et le commerce local se let au drivd et au bio