Pesticides, additifs, Pfas, filtration illégale des eaux en bouteilles, pas un jour ne passe sans une nouvelle révélation sur les effets nocifs du productivisme capitaliste des firmes internationalisées de l’agrobusiness…
Augmentation des cancers digestifs, épidémies d’obésité et de diabète… Pas un jour ne passe désormais sans que ne soit révélé un problème sanitaire lié aux pratiques commerciales et diététiques des géants de l’agroalimentaire et de la grande distribution. Pour faire accepter leurs techniques de transformations des aliments non pas pour nourrir, mais pour gonfler toujours plus leurs profits déjà obèse contre la santé humaine, animale et celle des sols, ils dépensent des sommes considérables en communication.
Précarité alimentaire, files d’attentes quotidiennes devant les distributions alimentaires des grandes ONG et des associations d’aide aux étudiants…
Pas un jour, sans que les associations d’aide aux plus démunis alertent sur la faim et l’insécurité alimentaire qui fragilisent des millions de personnes en France. Chute du nombre de petites et moyennes exploitations agricoles, baisse des revenus du travail agricole, agriculteurs sous le seuil de pauvreté, désespoir et suicide… Accaparement des terres pour l’élevage industriel et les monocultures agricoles intensives, importations de soja OGM pour l’alimentation animale, traité de libéralisation sans entrave des marchés.
Suppressions des protections environnementales et sanitaires, développement de maladies animales et végétales, destructions de la biodiversité… Pas un jour ne passe sans attaques des tenants de l’agrobusiness et des responsables politiques à leur botte contre les organisations, les services publics et les agents publics de protection de l’environnement, de la biodiversité, de la promotion de l’agriculture biologique et de la qualité de la nourriture.
Pas un jour ne passe sans que ne se dévoile un sombre visage de la finance : en s’immisçant dans nos assiettes et dans les champs et rivières, il use les corps jusqu’à y inoculer des maladies. Il faut un autre type de production et de consommation inscrivant dans un dépassement post-capitaliste. Il en va de nos qualités de vie, de la vie humaine, animale, végétale à l’heure des dérèglements climatiques et des attaques contre la biodiversité qui se font tant sentir.
La finance à toujours dirigé les hommes. Ce qui est criminel c’est que les lois de protection de l’environnement ne sont pas respectées parce que l’exécutif ne fait pas son travail, parce qu’il est corrompu. Et la justice ne poursuit pas la corruption. Les rapports s’entassent sans effet car la justice est aux mains de l’exécutif alors qu’elle est sensée le contrôler.
« mais à part, cela Madame la Marquise, tout va très bien, tout va très bien »