Fliquer les salariés

William Eldin, patron de XXII, est une figure incontournable de l’intelligence artificielle à la française. Son entreprise développe et commercialise une solution de vidéosurveillance algorithmique (VSA). Elle a fait ses armes dans les collectivités territoriales. « C’est plus simple de vendre à des entreprises qui voient directement la rentabilité de ces outils, précise William Eldin. En un an, notre filiale pour le commerce gagne autant que celle pour les collectivités qui existe depuis huit ans. »

Les Jeux Olympiques 2024

Ont été le terrain d’expérimentation pour la surveillance de masse avec l’essor des technologies de « computer vision » en France depuis les années 2000.

Alors que des entreprises comme Visionairy et Veesion développent des solutions de vidéosurveillance algorithmique, des préoccupations émergent quant à leur efficacité et leur impact sur les libertés publiques, la Cnil signalant leur caractère illicite.

Plusieurs sociétés, comme Basic-Fit, adoptent déjà ces technologies sophistiquées pour surveiller les employés, afin d’optimiser leur productivité ou d’améliorer l’expérience client.
Par ailleurs, Uber utilise la reconnaissance faciale pour contrôler l’identité de ses chauffeurs, une démarche qui s’inscrit dans une volonté de sécurité accrue.

Cependant, cette stratégie soulève des questions éthiques sur la surveillance au travail, notamment en ce qui concerne le respect de la vie privée des employés et l’éventualité d’une utilisation abusive des données précieuses qu’elles collectent.

La balance entre l’innovation technologique et la protection des droits individuels devient donc un enjeu crucial pour les employé-e-s.

Les propositions de loi visant à légaliser ces systèmes dans les supermarchés ajoutent une dimension préoccupante à l’avenir de la surveillance en France.


Synthèse d’un article signé Clément Pouré. L’Humanité Source


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