Des profondeurs du pays, du creux des vagues de souffrances et de difficultés, montent de sourdes colères, de puissants mouvements de rejet d’un système qui spolie le travail, bouche les à-venirs, attise les guerres. La misère et la détresse gagnent quand l’infime minorité des dominants et des possédants pavoisent, accumulent du capital et du patrimoine, violent l’expression du suffrage. Cela ne pourra pas durer.
C’est ce qui s’est dit avec force lors du mouvement du 10 septembre. Un mouvement qui sait qu’il ne suffit pas de changer les pantins et les marionnettes dans les ministères. La crise d’un certain système libéral qui n’écoute plus car il ne peut plus entendre tant il se barricade dans ses affreuses certitudes.
Le président de la République n’avait rien de mieux à faire, que de nommer le chevalier de « l’économie de guerre » pour remplacer le donquichotte de la dette. Un nouveau moment s’ouvre. Il ne sera pas tranquille. Derrière les apparats, les mots lessivés, les discours creux, des évidences rabâchés, se prépare une féroce lutte cachés sous les fagots des tactiques et des techniques. Tout sera utilisé.
Écouter nos concitoyennes et concitoyens, c’est entendre la difficulté de vivre avec de bas salaires et des retraites de misère quand les prix montent les escaliers pour la fortune des grands propriétaires des centres commerciaux et des agences immobilières.
Écouter le pays, c’est entendre le cri de cette femme seule, aujourd’hui grand-mère, ayant travaillé dur toute sa vie, contrainte de vivre avec une retraite de moins de mille euros ou cette autre contrainte de se rendre aux distributions alimentaires organisées par le Secours Populaire Français.
Écouter le pays, c’est être pris à la gorge par le récit d’un paysan qui, ayant commencé à travailler à 17 ans, se voit proposer une retraite mensuelle de 565 € à l’âge de 63 ans. C’est mesurer toute la difficulté de ce jeune couple d’ouvriers avec deux enfants à se loger avec une rentrée mensuelle de 2 650 €. C’est s’émouvoir aux larmes du récit de Joël et Françoise qui n’ont plus un sou le 15 du mois alors qu’ils travaillent tous les deux.
Écouter, c’est entendre la difficulté à trouver un médecin généraliste, un dentiste, un opticien ; c’est être rattrapé par les fractures territoriales, sentir les inquiétudes pour demain des jeunes générations. Écouter, c’est percevoir l’ampleur du déchiquetage des services publics si indispensables à une vie plus facile.
Écouter nos concitoyens et concitoyennes, ouvriers, caissières, instituteurs, médecins et aides-soignants, cadres, paysans-travailleurs, étudiants, c’est mesurer le poids des précarités de vie et des insécurités.
Écouter, c’est entendre le poids de citoyens usés, méprisés, rejetés, par le quartier général des ministères et le directoire des milieux d’affaires. Il faudra entendre leur strident cri venant des profondeurs de nos villes et de nos campagnes : écoutez-nous enfin !
Lettre de Patrick Le Hyaric du 13/09/2025
L’avis de R.B.
Nous traversons une période difficile de notre histoire, effectivement.
Mais nous, la France, en avons connu d’autres bien plus dramatiques, dans sur la longue histoire. Il est bon de ne point céder au désespoir. À travers mes contacts, je ne pense pas qu’il en soit ainsi.
Je m’en réjouis !
La dernière des humiliations subies par notre président de la République et de son nouveau Premier ministre vient d’une agence de notation internationale Fitch.
Celle-ci a dégradé la note de la France de « AA » à » A+ ». En fait, c’est la politique de M. Macron et de ses différents gouvernements qui sont sanctionnés pour sa gestion économique, sociale et politique.
La France, peuplée de l’ensemble de ses habitants, est victime de ses politiques hasardeuses et si peu démocratiques. La France est victime de ces très hautes élites et de ses gouvernements successifs.
C’est donc une sanction qui rejoint l’opinion dominante des habitants et Citoyennes et Citoyens français sur l’ensemble du territoire national.
Échec cuisant et désapprobation politique de ce « monarque » non républicain.
Des personnalités d’une autre stature, en leur temps, nous ont prévenus que l’Histoire est faite de grandeurs et de misères. Il nous faut en tirer des leçons si on ne veut pas se faire asservir !
RBLAPLUME