… deux cent onze (211) milliards par an !
… pour aider les services publics ou favoriser l’emploi et la formation ? Non, vous n’y êtes pas.
Pour financer les entreprises. Mais dans quel but ?
L’État verse déjà 211 milliards par an pour les aider et le plus souvent sans aucune contrepartie. Difficile de faire pire. C’est donc du côté des épargnants que lorgne désormais le gouvernement. Près de 6 000 milliards d’euros, ça fait des envieux. Il est vrai qu’utiliser cette manne de manière utile est un réel enjeu. Mais le chemin que veut emprunter l’exécutif est une double impasse.
Le but de l’utilisation de l’argent donc, mais aussi les moyens. Car confier les bas de laine à des fonds privés créés pour l’occasion, fussent-ils français ou européens, ne ferait qu’alimenter une bulle financière qui nous fait déjà tant de mal. Ce sont ces fonds qui, en recherche perpétuelle de rentabilité, poussent notamment à la compression des salaires et aux délocalisations.
Un salarié pourrait donc être amené à financer des vautours qui viendront demain exiger que l’on baisse son salaire ou supprime son emploi. Cynique et absurde.
On pourrait au contraire imaginer des acteurs financiers publics nouveaux qui utiliseraient cet argent pour investir dans la transition écologique, prêter aux entreprises avec des critères sociaux et environnementaux ou encore venir en appui de nécessaires investissements des collectivités.
De telles structures au niveau national, voire européen, sortiraient une partie des fonds des griffes bancaires qui l’utilisent déjà en pure spéculation. La mobilisation de l’épargne sur le continent pourrait s’articuler avec une réorientation de la création monétaire de la Banque centrale européenne, qui sert aujourd’hui à garantir la rentabilité du capital quand tant de besoins sociaux ne sont pas satisfaits.
Que l’argent de tous serve au bien commun grâce à un outil public pourrait relever de l’évidence. Pas pour ceux qui ont le marché pour religion.
La lettre de Cédric Clérin
L’avis de R.B.
Les mêmes arguments idéologiques circulent dans les capitales européennes voire d’autres pays industrialisés sous influence des États-Unis ou d’autres grands pays tel la Chine.
Des institutions plus ou moins officielles initient les projets :
La Commission la trilatérale fondee en 1973,
Groupe Bilderbeg fondé en 1954, le Transaltic Business Trade fondé en 1990 et bien d’autres.
Ce réseau tentaculaire sous i fluence anglo-saxonne s’efforce de mettre en scène des hommes, des femmes talentueux et ambitieux très tôt « recruté(e)s » pour parfaire à la fois à leur cursus idéologique et leur plan de carrière.
Ainsi lors des nominations dans les appareils d’État ou dans les instances internationales ou dans les classes dirigeantes de grands groupes industriels et financiers les discordances sont minimisées !
L’harmonie règne et les pouvoirs se renforcent au détriment des structures dites démocratiques.
Les peuples ne sont les pièces d’un grand échec que l’on pense manipuler sans crainte.
Mais la méfiance doit les inciter ces puissants à la prudence, l’Histoire a des ruses qui lui sont propres !
Il suffit que la peur change de camp et les règles peuvent changer.
L’avis de B.H.
Cedric Clerin ferait mieux de regarder ce que comprennent ces 211 milliards avant de jeter ce chiffre à la figure de ses lecteurs. Il y a 19 milliards sans lesquels des entreprises essentielles auraient été liquidées. Il y a 88 milliards de cadeaux fiscaux faits par Bercy, pourquoi personne n’a mis en cause les Le Maire Lombard etc qui utilisent ce pouvoir qui ne devrait pas être donné à un ministre, mais à une commission. Il y a des remises de charges qui sont mal réparties parce que le CC refuse de les lier à l’utilité publique, pourquoi le CC agit ainsi ? Parce que ses membres défendent des lobbies puissants dont celui des hôteliers et de la grande distribution. Mais ces baisses de charges mieux réparties permettraient de faire mieux face à la concurrence internationale. Il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain, mais réformer un état dont la constitution et les lois ne sont plus adaptées à notre époque. Avant de crier au loup il faudrait vérifier si c’est bien un loup.
Regarder les auditions des patrons de grandes entreprises, par la commission d’enquête, à propos des aides reçues est tout à fait éclairant sur qui sont les profiteurs.
Il est en de même pour Le Medef, les ministres etc.. !
C’est très édifiant.
Tous ces « puissants » sont plus modestes et tiennent des propos plus en phase avec la réalité !
Quant les politiques font réellement leur « boulot », le discours change !
Helas, ce n’est qu’une Commission d’enquête du Sénat.
.Mais c’est à populariser.
RBLAPLUME