Allo, les eaux minérales…

où en sont les actions en justice ?

Récap :  Quelques semaines après qu’une commission d’enquête sénatoriale a estimé que l’État « savait » que le groupe Nestlé Waters, accusé de traitements interdits sur les eaux minérales, « trichait depuis plusieurs années ».

L’association UFC-Que Choisir a annoncé ce mardi 3 juin 2025, lancer plusieurs actions en justice face à ce qu’elle qualifie de « scandale » des eaux minérales Nestlé et d’« immobilisme » des pouvoirs publics, via une assignation en référé et deux dépôts de plainte, dont une contre plusieurs ministres. Sont désignés : l’actuelle ministre de la Transition écologique et ancienne ministre déléguée à l’Industrie Agnès Pannier-Runacher, et les anciens ministres Roland Lescure (Industrie), Aurélien Rousseau (Santé) et Agnès Firmin-Le Bodo (Santé), et ce « afin que le rôle de l’État, et en particulier du pouvoir exécutif, soit pleinement analysé », explique l’UFC-Que Choisir.

Depuis janvier 2024, l’entreprise Nestlé Waters, maison mère de la marque Maison Perrier, fait l’objet d’une polémique. Elle est accusée de traitements interdits sur les eaux minérales, qui doivent avoir une qualité naturelle qui permet de s’en passer.

Mi-mai 2025, un rapport d’une commission d’enquête sénatoriale a estimé que ces traitements ont fait l’objet d’une « dissimulation par l’État ». L’Élysée a « ouvert les portes de ministères » à Nestlé Waters alors qu’il « savait » que le groupe « trichait depuis plusieurs années », avait déclaré le rapporteur de la commission.

L’association indique avoir également porté plainte, au pénal, contre Nestlé Waters pour « des faits susceptibles de constituer des pratiques commerciales trompeuses, falsifications aggravées et tromperies aggravées ».

Une procédure judiciaire est déjà en cours à Paris après des plaintes d’associations de défense des consommateurs pour « tromperie » visant Nestlé Waters et son concurrent Sources Alma (marques Cristalline, St-Yorre, Vichy Célestins…).

L’UFC-Que Choisir affirme par ailleurs avoir saisi le tribunal judiciaire de Nanterre via un référé d’heure à heure, procédure accélérée qui permet d’assigner quelqu’un à comparaître dans un délai très bref, afin d’obtenir des mesures provisoires « de retraits du marché et de rappel de produits », « d’interdiction de commercialisation » et « la cessation des tromperies concernant ces eaux Perrier présentées comme “minérales naturelles” ».
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Le Nouvel Obs. 03 juin 2025 à 12 h 38. Source (extraits)


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