… le PDG d’EDF remplacé par le directeur général de Framatome, Bernard Fontana, officiellement pour « accélérer » le chantier de la relance du nucléaire…
Durant deux ans et demi, il avait fait de la relance du nucléaire une priorité, conscient des enjeux énergétiques et environnementaux critiques auxquels le pays faisait face. Son approche stratégique visait à moderniser les infrastructures vieillissantes et à insuffler un nouveau dynamisme dans le secteur. Cependant, ses désaccords avec l’État, redevenu l’unique actionnaire en 2023, sur la stratégie à adopter pour cette transition énergétique lui auront coûté son poste, illustrant les tensions entre les visions à court terme et à long terme pour l’avenir énergétique du pays.
Luc Rémond, PDG d’EDF a ainsi été brutalement remercié, vendredi 21 mars, par Emmanuel Macron, à trois mois de la fin de son mandat.
Il avait été nommé le 23 novembre 2022 pour remplacer Jean-Bernard Lévy, débarqué également avant l’heure.
Bernard Fontana, actuel directeur général de Framatome, va devenir le nouveau PDG après le licenciement de Luc Rémont, sous réserve d’une approbation par le Sénat et l’Assemblée nationale.
Bernard Fontana, polytechnicien, spécialiste de l’industrie lourde, s’est illustré dans le redressement de l’entreprise Framatome.
Cette annonce intervient quatre jours seulement après qu’Emmanuel Macron a convoqué un quatrième conseil de politique nucléaire (CPN), pour un point d’étape sur l’avancement du programme de construction des six EPR2, annoncé en 2022.
Dans un communiqué publié dans la foulée, l’Élysée avait sommé « EDF d’amplifier les actions de maîtrise des coûts et du calendrier et de présenter d’ici à la fin de l’année un chiffrage engageant, en coûts et en délais », tout en rappelant « la nécessité pour EDF de consolider la maîtrise industrielle du programme ».
D’après un article signé Pauline Achard
Cet article révèle les contradictions du président Macron et de son entourage concernant le nucléaire, oscillant entre critiques pour des raisons électorales et décisions tardives sur la fermeture ou la construction de centrales, aggravées par des choix d’entreprises peu fiables.
Michel