… il le dit franchement et avec la confiance d’un homme sûr de ses paroles.
Claude Malhuret, connu pour ses discours au Sénat, a récemment élargi son influence au-delà des frontières françaises après son intervention sur l’Ukraine, au Sénat, capturant l’attention même aux États-Unis grâce à ses formules percutantes.
Sur X, un extrait de son discours, où il compare Washington à « la cour de Néron » et Elon Musk à « un bouffon sous kétamine », est traduit en anglais.
Très vite, la viralité fait son œuvre.
Les médias traditionnels s’en emparent à leur tour : le magazine The Atlantic, la version américaine de The Huffington Post, CNN, puis interview à la BBC, The Wall Street Journal, mais aussi Sky News, des titres italiens, espagnols ou hollandais qui en parlent… C’est le quart d’heure de gloire warholien de Claude Malhuret.
Il n’est pourtant « pas surpris » de ce succès fulgurant, comme l’ancien président de Médecins sans frontière l’expliquait vendredi à publicsenat.fr. L’ancien maire de Vichy et ancien secrétaire d’État aux Droits de l’homme de Jacques Chirac y voit un signe que « la colère contre l’administration américaine est sous-estimée ».
Reste que : il ne faut pas s’arrêter au début de son discours, qui a tourné en boucle en anglais – « Washington has become Nero’s court, with an incendiary emperor, submissive courtiers and a jester high on kétamine » – sa déclaration est en réalité pleine de punchlines et autres formules qui font mouche.
Florilège de la suite de son discours :
- « Le roi du deal est en train de montrer ce qu’est l’art du deal à plat ventre ».
- « Nous étions en guerre contre un dictateur, nous nous battons désormais contre un dictateur soutenu par un traître ».
- « Ce n’est pas une dérive illibérale, c’est un début de confiscation de la démocratie ».
- « La paix des collabos qui ont refusé depuis trois ans toute aide aux Ukrainiens ».
Le président du groupe Les Indépendants va même plus loin, dans une partie du discours passée plus inaperçue. Dénonçant toutes les décisions de Donald Trump qui affaiblissent depuis un mois l’État américain, il lance : « Il n’a fallu qu’un mois, trois semaines et deux jours pour mettre à bas la République de Weimar et sa constitution ».
Claude Malhuret ajoute cependant aussitôt avoir « confiance dans la solidité de la démocratie américaine ».
D’après un article de François Vignal Public-Sénat (extraits) – Source original.
Malhuret aime faire sa publicité par des déclarations avec lesquelles l’exagération joue un rôle essentiel.
Attendons de voir si Trump ramènera la paix là où Macron veut la paix par la victoire, une victoire impossible qui rend la parole de Malhuret compère de Macron déconnectée de la réalité.
Combien de morts pour satisfaire leur égo ?