Ils nous promènent !
Chaque système repose sur une dynamique propre qui est aussi le fait d’une histoire d’un pays, d’une région géographique.
Notre pays s’épuise à déconstruire ce qui faisait sa force globale : son école, ses universités, sa démographie, son système social, ses structures syndicales salariales et/ ou patronales, ses métiers d’arts et ses petites et moyennes entreprises, son agriculture paysanne transformée en conglomérats industriels. Ses intermédiations sont discréditées ou supprimées, sa diplomatie a disparu, le rôle de l’État, le rôle administratif des départements et des communes sont bafoués.
Justice et police n’apparaissent plus en état de fonctionner suivant les principes républicains.
Quant aux conditions d’exercices tant sur le plan des lieux professionnels que sur les moyens humains et matériels l’abandon prévaut comme dans d’autres services publics.
L’armée fait illusion !
On ne recrute plus des fonctionnaires serviteurs de l’État, mais des vacataires dans tous les niveaux des ministères.
Le contrat se substitue aux lois et règlements. Mais, en même temps, on nous parle d’État de droit, des droits de l’enfant, des minorités, des femmes, des droits des usagers santé, police, etc. !
Pour quels résultats ?
Par contre, une oligarchie, ayant de multifacettes, a besoin de boucs émissaires successifs pour faire diversion et créer le plus d’antagonismes entre les Citoyens et se maintenir au pouvoir.
Un temps les fonctionnaires, puis l’immigration, puis les vieux, puis les jeunes, les
chômeurs, les banlieues, les paysans, à tour de rôle, alimentent le terreau des haines et des exclusions
etc.
Aujourd’hui, on décline les peurs et les antagonismes comme on décline un produit, puis on segmente les Citoyens comme on décompose les strates de consommateurs pour exercer un marketing politique et prédateurs des acquis sociaux et démocratiques.
Parfois, on évoque les patrons voyous, les salaires des grands chefs d’entreprises exorbitants ou des délocalisations excessives.
Mais on insiste sur le fait exceptionnel de ces situations choquantes.
On va faire appel au sens de responsabilités de ces entités. L’autocontrôle est sollicité et même on a vu fleurir des termes comme entreprises citoyennes !
Puis, on revient aux antiennes habituelles que l’on retrouve dans l’histoire sociale de ce pays.
La France ne travaille pas assez, les vacances sont trop nombreuses, on vit au-dessus de nos moyens, le taux d’absentéisme est trop important, le banditisme est mis en avant etc…
Que des injonctions pour nous habituer à battre notre coulpe, à baisser la tête et à nous amener au désespoir.
C’est la mise en condition de l’asservissement consenti.
Ainsi sommes-nous prêts à la corvée des temps modernes sous les formes de jours de carences pour maladie, réduction de salaires pour maladie, travail non rémunéré pour recherches d’emplois et jours de charité un jour par an, puis deux et bien plus vraisemblablement pour qui, pourquoi ?
C’est d’après mes souvenirs pour la solidarité ?
Les jours heureux nous attendent avec de tels renoncements tant sur les sociaux, économiques et politiques et environnementaux ?
Il faut dire merci, sans doute.
Nous n’oublions pas que ceux qui nous accablent, ce sont ceux qui nous gouvernent depuis des décennies !
Il est venu l’heure de fédérer, d’unir pour l’intérêt général les talents, les compétences, les enthousiasmes pour restaurer le primat du politique pour le plus grand bien de la planète et le grand nombre des habitants de ce pays.
Il nous faut reprendre la main et restaurer nos souverainetés intérieure et extérieure et refuser les chemises, brunes ou leurs disciples !
Ne pas leur laisser le champ libre en désertant la Respublica !
RBlaplume.