La soupe est-elle meilleure dans un vieux pot ?

Sortir de la naphtaline certaines, de la tombe d’autres, garder quelques crinières aux râteliers usés d’avoir trop mordu, remettre en selle une dame qui se croit de fer et n’est qu’un chiffre 23 de mémoire de 49.3, le matou de Pau a fait le tour des poubelles qui ne sont pas des girls de Paris attrayantes. Même pas du rafistolage, juste de quoi n’heurter aucun dépité devant cette fausse devanture qui présente dans l’ombre de la vitrine la mère Marine et le macrounet chacun aux deux extrémités de l’espace.

Cette scène, d’une tristesse désenchantée, évoque les souvenirs d’un temps révolu, où chaque coin de rue vibrante d’énergie semblait raconter une histoire, où les rires résonnaient comme des mélodies et les visages étaient autant de chapitres d’une romance urbaine. Mais aujourd’hui, il ne reste qu’un écho des rêves passés, une dégringolade des idéaux qui ont été troqués contre des luttes banales, un éclair de nostalgie enveloppé dans une routine morose, comme si le pouls de cette ville avait été tamisé par un filtre de désillusion.

Ces deux personnages, Macron et Le Pen, animés par des destinées opposées, se chamaillent vigoureusement sous un ciel orageux qui parait refléter l’intensité de leur rivalité. Chacun apporte avec lui un arriéré de préoccupations et de nombreux soucis qui pèsent lourdement sur leurs épaules, comme s’ils étaient les seuls à porter le fardeau d’une nation en quête de stabilité. Leur opposition, loin d’être simplement personnelle, révèle des enjeux politiques profonds qui touchent la société tout entière. Des êtres pourtant destinés à subir le même sort que Barnier à la première incartade.

Un Bayrou et son gouvernement qui signe son incapacité à se projeter vers des solutions constructives ne fait qu’accroître la pression, rendant chaque conversation de plus en plus explosive, comme une poudrière prête à éclater à la moindre étincelle. Cette situation, caractérisée par un climat de tension et d’angoisse, atteint un point tel que les débats se transforment en conflits ouverts, où les idées échangées sont souvent noyées dans une cacophonie d’accusations et de frustration.

Les citoyens, d’un côté, cherchent désespérément des réponses à leurs préoccupations quotidiennes, alors que de l’autre, les dirigeants semblent déconnectés des réalités qu’ils sont censés adresser. La montée des voix discordantes dans ce contexte fait craindre que le dialogue ne devienne bientôt qu’un lointain souvenir, laissant place à une impasse paralysante, voir une agitation démesurée rappelant 68.

Pas de bons augures cette fin décembre 2025.

En des temps reculés, a cette période de la fin d’année, chacune-chacun observait « la trêve des confiseurs ». Les politiques ne respectent plus rien.


MC


Une réflexion sur “La soupe est-elle meilleure dans un vieux pot ?

  1. Danielle ROLLAT 27/12/2024 / 20h36

    C’esxt d’une tristesse

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