… des séniors et des saisonniers, signée de Bayrou
Au titre des affaires courantes, François Bayrou a validé ce vendredi 20 décembre les nouvelles règles de l’assurance-chômage, qui entreront en vigueur au 1ᵉʳ avril 2025. Ces règles prévoient une baisse des droits pour les séniors, et ne facilitent finalement pas l’indemnisation des saisonniers, qui continuent de faire face à des difficultés notables dans le cadre de leurs revenus saisonniers.
Malgré l’absence de gouvernement, la nouvelle convention d’assurance-chômage a tout de même été validée. Ce vendredi 20 décembre, un arrêté validant les nouvelles règles d’indemnisation des privés d’emploi a été publié au journal officiel, avalisant le résultat des négociations entre patronat et syndicats, qui s’étaient achevées en novembre dernier par une signature de toutes les parties sauf la CGT, en y apportant toutefois quelques modifications significatives.
L’arrêté gouvernemental prévoit ainsi de relever les bornes d’âge qui permettent aux chômeurs de bénéficier d’une indemnisation plus longue, s’attaquant durement aux droits des privés d’emploi seniors. Cette décision a suscité des réactions vives, notamment parmi les organisations syndicales qui expriment leur inquiétude quant à l’impact d’une telle mesure sur les plus vulnérables du marché du travail.
Aujourd’hui établies à 53 et 55 ans, celles-ci passeront au 1ᵉʳ avril 2025 à 55 et 57 ans. Une mesure particulièrement délétère, estime la CGT dans un communiqué : « Ce sont 15 000 personnes par mois en moyenne qui sortiraient de l’indemnisation en atteignant plus tôt la fin de droits sans avoir retrouvé de travail ». Ce changement soulève des questions sur la prise en charge des chômeurs âgés et sur la manière dont ils pourront naviguer dans un marché du travail de plus en plus compétitif, souvent désavantagé par l’âge.
De plus, cette réforme semble s’inscrire dans une tendance plus large de réduction des droits sociaux, où les efforts visant à équilibrer la balance budgétaire se font souvent sur le dos des plus démunis. L’absence de dialogue constructif entre le gouvernement et les syndicats pourrait également exacerber les tensions sociales déjà présentes, rendant l’avenir de l’indemnisation des chômeurs encore plus incertain. La CGT et d’autres acteurs du secteur estiment qu’il est urgent de repenser cette réforme pour garantir une protection adéquate pour toutes les catégories de travailleurs, notamment ceux qui se retrouvent en difficulté après des années de dur labeur.
Deuxième coup dur pour les seniors : l’arrêté du vendredi 20 décembre 2024 prévoit également de relever l’âge de maintien de l’indemnisation jusqu’à l’obtention des trimestres nécessaires pour un départ à la retraite à 64 ans. « Cela ferait basculer dans les minima sociaux ou l’absence de revenus 34 000 personnes par an sur 45 000 entrants actuellement dans le dispositif ! », comptabilise la CGT. Cette décision, qui s’inscrit dans un contexte de réformes controversées, soulève de vives inquiétudes parmi les travailleurs âgés, lesquels s’interrogent sur leur capacité à subvenir à leurs besoins fondamentaux dans une période où le coût de la vie continue d’augmenter. De nombreuses voix s’élèvent pour dénoncer cette mesure jugée injuste, arguant qu’elle pénalise les seniors qui ont souvent consacré toute leur carrière au service d’une entreprise, espérant une retraite digne et stable, seulement pour se retrouver maintenant à la merci de conditions financières précaires et d’un système social en déliquescence.
- Une meilleure indemnisation des saisonniers abandonnée
Une mesure a toutefois été abandonnée dans l’arrêté gouvernemental. Le texte ne fait en effet pas mention de la réduction des indemnités des travailleurs frontaliers, ce qui soulève des questions sur l’équité et la transparence des décisions prises.
L’accord, signé par le patronat et les syndicats, à l’exception de la CGT, prévoyait en effet de retenir les salaires perçus à l’étranger, qui sont en moyenne plus élevés qu’en France, pour calculer le montant des indemnités.
Cette situation pourrait créer des désavantages pour ceux qui, bien qu’ils travaillent à l’étranger, s’attendent à des compensations justes et équitables par rapport aux conditions de travail en France. Il est donc crucial que des discussions supplémentaires soient engagées pour garantir que les intérêts des travailleurs soient dûment représentés et protégés.
Une seconde mesure, mieux-disante pour les privés d’emploi, n’a pas non plus été conservée dans l’arrêté gouvernemental, laissant ainsi de nombreux bénéficiaires dans l’incertitude. L’accord prévoyait initialement un abaissement du seuil d’ouverture des droits de six à cinq mois pour les travailleurs saisonniers et primo-accédants à l’emploi, ce qui aurait considérablement facilité leur accès aux aides nécessaires pour subvenir à leurs besoins. Cependant, face à des contraintes budgétaires et à des priorités politiques différentes, cette mesure progressive n’en sera finalement rien. Cette décision soulève des questions quant à l’engagement du gouvernement à soutenir les plus vulnérables, en particulier dans un contexte économique déjà difficile où de nombreux travailleurs cherchent désespérément des opportunités d’emploi.
Rédigé à partir entre autre, d’un texte signé ; Marie Toulgoat. Source (lecture libre)
En abandonnant l’idée des trois équilibres et donc en acceptant l’étatisation du chômage et des retraites, les syndicats ont accepté que pour faire des économies l’état modifie les conditions d’accès au chômage et à la retraite sous prétexte d’économie.
Je rappelle ce que font les 3 équilibres majeurs d’un état : 1 équilibre importations exportations 2 équilibres chômage retraites santé avec cotisations chômage retraite santé 3 équilibre impôts et taxe avec dépense de l’état.
Ce qui signifie des comptes séparés et des recettes distinctes. Faute de suivre cette règle, si l’état économise sur le dos des chômeurs 5 milliards, il pourra s’en servir pour couvrir sa guerre en Ukraine.
La confusion a commencé avec le flou d’affectation des recettes de la CSG, si l’état respectait le renversement intégral de la CSG à la sécurité socle, ses recettes auraient dû au moins doubler en 1990 puisque tous les revenus (et non pas seulement les salaires) y étaient soumis.
Il est vrai que l’état, mot valise employé de manière anonyme, permet d’éxonérer de responsabilités le gouvernement et ses ministres en charge de cet Etat.
Ainsi le commun des mortels peut-il incriminer cet état de fait sans porter sa colère sur les décideurs politiques que sont les ministres, et le Premier ministre en exercice.
Article 20 de la Constitution.
Le Gouvernement détermine et conduit la politique de la nation.
Il dispose de l’administration et de la force armée.
Il rest responsable devant le Parlement dans les conditions et suivant les procédures prévues aux articles 49 et 50.
Article 21
Le Premier ministre dirige l’action du Gouvernement. …
En conséquence, aujourd’hui, M.Bayrou est-il en mesure d’exercer réellement les responsabilités de Premier ministre de ce nouveau gouvernement ?
Les gouvernements A.B.B se succèdent avec expériences et compétences, nous dit-on, sans légitimité si ce n’est celle octroyée par l’autocrate siégeant à l’Elyssée.
La souveraineté du peuple est ignorée, bafouée.
Si on voulait chasser les Citoyennes et les Citoyens de la scène politique, en feignant sciemment de ne pas reconnaître les résultats des consultations électorales des derniers mois, on ne s’y prendrait pas autrement !
Peut-être est-ce but recherché ?
RBLAPLUME
Accord total avec RBLAPLUME.