Pour retrouver le sens et les missions de service public de l’enseignement supérieur et de la recherche, le Nouveau Front Populaire !
Certains avaient cru que l’élection d’Emmanuel Macron en 2017 serait un rempart contre l’extrême droite. Il n’en a rien été.
Son mandat a, au contraire, contribué à la banalisation du RN dans le champ politique. En réhabilitant des figures comme Pétain ou Maurras, en faisant voter des lois anti-sociales, voire xénophobes (Loi Immigration), il a ouvert la porte à des discours violents de plus en plus décomplexés au sujet des minorités et des classes populaires.
La ministre de l’education, en accusant l’université d’être « gangrénée par l’islamo-gauchisme » a instauré une vision complotiste de la circulation des savoirs académiques qui nourrit et légitime la haine de l’extrême droite envers les institutions de libre pensée.
L’intervention directe du Premier ministre Gabriel Attal dans un Conseil d’administration d’établissement (Sciences Po Paris) en mars 2024, comme la commission d’enquête initiée par le groupe parlementaire Horizons en mai dernier, sont différentes formes d’une tentative de mainmise politique sur l’enseignement supérieur par des orientations politiques d’extreme-droite, anti-universitaire dans des pays gouvernés par l’extrême-droite le confirment, de la Hongrie à l’Argentine.
Plus de 20 ans de réformes libérales ont rendu exsangue le service public de l’enseignement supérieur et de la recherche.
La loi du 10 août 2007 relative aux libertés et responsabilités des universités (LRU), et les années d’austérité budgétaire qui ont suivi, ont profondément dégradé les conditions de travail et d’études.
La dernière coupe budgétaire en février dernier a encore privé les établissements de 900 millions d’euros. L’instauration de la sélection à l’entrée du master puis de la licence avec Parcoursup empêche l’accès aux études à des milliers de jeunes souvent issus des classes populaires.
Enfin en 2019, le plan mal-nommé “Bienvenue en France”, en multipliant par 16 les frais d’inscription pour les étudiants extra-communautaires, a teinté ces réformes libérales d’un caractère xénophobe.
Ses positions anti-sociales et climato-sceptiques représentent un autre aspect de la menace que les organismes politiques « de droite (extreme droite comprises) » font peser sur l’enseignement supérieur et la recherche, en termes d’égalité d’accès aux études et aux emplois comme de liberté et de financement de la recherche dans les domaines universitaires qui relèvent, par exemple, de l’analyse des changements écologiques et sociaux.
L’histoire nous enseigne que le Front Populaire, formé en 1936, a été bien plus qu’un simple mouvement politique. Il a été un souffle de vie pour une société en crise, apportant des avancées sociales et culturelles majeures.
Aujourd’hui, de nouvelles directives en matière d’éducation à tous les stades ne sont pas seulement nécessaires ; ils sont vitaux.
C’est à l’action du Front Populaire et celle de Jean Zay que l’on doit les œuvres universitaires (ancêtre des CROUS) et les jalons du CNRS, fleuron de la recherche fondamentale. C’est grâce au Front Populaire puis, au sortir de la guerre, Langevin et Wallon, qui ont permis à terme la démocratisation de l’enseignement supérieur, que des millions d’étudiant·es peuvent désormais poursuivre des études supérieures en France.
Le Front Populaire de 1936 a montré que l’investissement dans l’avenir, la science et la culture était possible et nécessaire.
Le Nouveau Front Populaire, rassemblant l’ensemble des forces de gauche et de progrès social et écologique, vise à la fois à combattre l’extrême-droite et à tourner la page des contre-réformes néolibérales de ces deux dernières décennies. En supprimant Parcoursup, outil de sélection à l’entrée dans le supérieur, ainsi que la sélection à l’entrée du Master, il vise à garantir à chacun un droit à la poursuite d’études, et à recréer un véritable service public de l’enseignement supérieur. Cela nécessitera des investissements conséquents et des créations d’emploi en nombre dans les universités.
Le programme du Nouveau Front Populaire vise aussi, grâce à une loi de programmation de la recherche plus ambitieuse, à redonner véritablement les moyens aux chercheurs et chercheuses en leur permettant de s’inscrire dans le temps long et en les mettant à l’abri des pressions politiques.
Article composite dont : Source…
Ce n’est pas parcoursup qui limite l’accès aux études supérieures mais la faiblesse des bourses et la capacité des élèves. De toute façon il y a obligatoirement une sélection à l’entrée des études supérieures, un élève qui n’a pas le niveau en maths ne pourra entrer en mathsup. Les réformes de Jean Zay ne concernent pas le cursus mais l’accompagnement matériel des étudiants. Ce qui m’inquiète avec le NFP c’est le retour des fadas de la réforme, ces intellos qui dans les années 60 puis 80 ont introduit des réformes qui ont fait des millions d’analphabètes avec la méthode globale et détruit l’enseignement des mathématiques avec une nouvelle terminologie en dehors de la réalité et de nouveaux concepts qui se sont avérées catastrophiques.
l’éducation et à l’orientation professionnelle des jeunes dans des zones rurales comme l’Ardèche. Il semble que plusieurs enjeux se chevauchent ici :
L’Accès à l’Éducation : Dans les régions rurales, les jeunes peuvent souffrir d’un manque d’établissements éducatifs à proximité, ce qui rend les déplacements longs et pénibles. Cela peut également créer des inégalités d’accès à des formations de qualité, en particulier pour les familles qui ne peuvent pas supporter des frais supplémentaires pour le logement ou la nourriture dans des villes plus grandes.
L’Orientation Professionnelle : Dès l’âge de 12 ans, il est difficile pour les jeunes de faire des choix éclairés concernant leur avenir professionnel, surtout lorsqu’ils sont encore en phase de découverte de leurs intérêts et de leurs capacités. Le système actuel, qui impose des choix tôt, peut être anxiogène et inadapté.
L’Impact de Parcoursup : Bien que la plateforme ait été conçue pour faciliter l’orientation des étudiants vers l’enseignement supérieur, de nombreux élèves et parents trouvent le système compliqué et stressant. Il semble y avoir un besoin urgent d’une meilleure information sur les métiers, les formations disponibles, et les réalités du marché du travail, notamment dans des zones moins urbanisées.
Les Débouchés Locaux : Il est essentiel de tenir compte des spécificités locales et des possibilités d’emploi qui existent dans la région. La dichotomie entre des filières très cotées mais sans débouchés régionaux et des formations moins prestigieuses mais avec des perspectives d’emploi réelles souligne la nécessité d’un alignement entre l’éducation et les besoins locaux.
Réformes Nécessaires : Pour que le système éducatif soit efficace et réponde aux besoins des élèves et de la société, une réflexion plus large sur la pédagogie, l’orientation et le développement économique des régions rurales pourrait être bénéfique. Cela inclut une réévaluation des formations proposées, des liens avec les acteurs économiques locaux, et des politiques favorisant un accès équitable à l’éducation.
Il est crucial de plaider pour un système éducatif qui valorise non seulement la réussite académique, mais qui prépare également les jeunes à un avenir professionnel réaliste et épanouissant, tout en tenant compte des spécificités de chaque territoire.
Amitiés. Michel
S’ils savent qu’il « faut mettre le paquet » dans l’Education Nationale, ils s’acharnent surtout à fermer des classes et en surcharger d’autres.. Les mômes des bahuts ici, n’ont cessé de manifester, avec leurs parents et les tenants de l’enseignement public, pour avoir des profs, des remplaçants, et pour que tous les postes soient pourvus… que toutes les matières soient enseignées…
On nous promet un lycée depuis près de 50 ans…(la ville se rapproche des 50.000 habitants)… Mme la Présidence de la Région l’annonce pour 2028.. Ce seraient donc les petits enfants, voire les arrières petits enfants des manifestants des années 70 qui devraient y être accueillis..