Le président continue de faire comme si son camp n’avait pas été battu lors des élections législatives et refuse tergiverse à nommer un/une premier-e ministre !
Vingt-neuf jours sans gouvernement de plein exercice.
La démission de Gabriel Attal le 16 juillet, après la défaite du camp macroniste lors des élections législatives anticipées provoquées par la dissolution de l’Assemblée, n’a pas été suivie d’effet. Au mépris des institutions de la Vᵉ République, Emmanuel Macron s’est abrité derrière une supposée trêve olympique pour temporiser […].
Le gouvernement démissionnaire est censé suivre les « affaires courantes », ce qui n’empêche pas Emmanuel Macron et Gabriel Attal de gouverner presque comme si de rien n’était, et d’aspirer à continuer de le faire.
Le président de la République, lui, « consulte », prêt à toutes les contorsions pour éviter de nommer à Matignon la candidate (Lucie Castets] proposée par la force arrivée en tête lors des élections législatives.
Dans Le Monde, « l’Élysée » nous apprend qu’Emmanuel Macron veut choisir un nom qui donne « un parfum de cohabitation » sans changement de politique.
En somme, rester au centre du jeu et articuler une coalition autour de lui, malgré la défaite électorale et la situation arithmétique à l’Assemblée nationale, au mépris des forces politiques […]
Vers une coalition des battus ?
[…] Du côté de l’exécutif, on multiplie les appels du pied en direction du parti Les Républicains (LR), pourtant lui aussi sorti affaibli des élections législatives – il compte 47 député·es, contre 61 avant la dissolution.
Si Laurent Wauquiez a conclu des alliances avec les macronistes pour obtenir des postes clés à l’Assemblée nationale, le patron de LR a également martelé en juillet qu’il n’y aurait « pas de coalition gouvernementale » avec Emmanuel Macron.
Ce qui n’empêche pas l’hypothèse d’une nomination de Xavier Bertrand d’être poussée par ses anciens camarades, au premier rang desquels Gérald Darmanin, qui qualifiait le 29 juillet sur France 2 le patron de la région Hauts-de-France d’« homme politique avec une très grande compétence » qui pourrait « servir grandement la France ».[…]
Pendant ce temps, la situation s’enlise. Le processus du vote du budget, qui doit intervenir avant la fin de l’année, débute avec l’envoi aux ministères des « lettres plafonds » dans le courant du mois d’août, mais pour l’instant, rien ne bouge.
« Personne ne veut prendre la responsabilité d’envoyer les lettres plafonds au nom d’un gouvernement démissionnaire », explique le président de la commission des finances Éric Coquerel, qui esquisse le scénario des prochaines semaines : « Ils vont proposer un budget avec une politique de compétitivité, d’offre et d’austérité, qui sera profondément amendé par ma commission, qui sera majoritairement contre. Ils vont tenter le 49.3, qui risque de se terminer par une censure. Ils vont dans l’impasse. »
Article signé des initiales Y. K. Mediapart. Source (extraits)
La vérité est simple: il n’y a aucune majorité possible. La seule solution c’est la démission de Macron.
Ce serait une solution, mais qui après ??? l’héritage ne va pas être terrible..