En pleins JO de Paris 2024, l’une des
plus petites administrations de France a été secouée.
La Direction de la protection judiciaire de la jeunesse (DPJJ), chargée d’encadrer et de recadrer 20 000 jeunes placés en centre éducatif fermé ou suivi en milieu ouvert pour avoir écopé de condamnations, compte moins de 10 000 agents, dont 2 000 contractuels. Et voilà que, le 31 juillet, la DPJJ a annoncé qu’elle se passerait des services de près de 500 de ses contractuels.
Motif : il n’y a plus d’argent dans les caisses.
La faute, entre autres, aux primes JO, non budgétées, accordées par la DPJJ à ses agents d’Île-de-France restés sur le pont et au ministre de 1’Économie, Bruno Le Maire, qui avait raboté son budget de 780 000 euros en février, au prétexte de lutter contre le déficit.
Orgueil et pré carré
De quoi susciter l’ire d’une intersyndicale reçue par le cabinet d’Eric Dupond-Moretti pour calmer le jeu en pleine fiesta olympique.
Le ministre a indiqué illico le dégel de 3 millions d’euros, mais la directrice de la Protection judiciaire de la jeunesse, vexée d’avoir été ainsi contournée, a décidé de ne pas les affecter aux dépenses de personnel. Si bien que, le 12 août, le garde des Sceaux a dû lancer une mission de l’Inspection générale de la justice sur le pilotage des effectifs de contractuels et de la masse salariale.
Et rien sur les humeurs de la directrice ?
Lauriane Gaud. Le Canard Enchaîné. 14/08/2024
Ce n’est qu’un début. il y a déjà moins d’internes dans les hôpitaux.