Attention, le Président est sur le terrain !
Treizième déplacement en huit ans à Marseille. Cette fois, il s’agit d’une visite surprise : fini de rigoler, les narcos ! Le grand jeu ! Aussi impressionnant que cette virée de trois jours, en juin 2023, ou cette autre, très médiatisée, en septembre 2021, quand Emmanuel Macron était venu présenter son grand plan pour la cité phocéenne.
Marseille, sa ville de cœur, l’OM, son club de foot préféré, on ne laissera pas ce joyau de la Méditerranée s’enfoncer clans la misère, parole de président. Regardez, je sors un plan de 5 milliards d’euros de mon chapeau, qui dit mieux ?
Deux ans et demi plus tard, et alors que la ville est largement en proie aux narcotrafiquants, les magistrats de la Cour des comptes et de son antenne locale dressent un constat sévère (« Le Figaro », 18/3) dans un rapport encore provisoire : absence de calendrier, insuffisance criante de moyens. Les écoles ? Il en faudrait plus de 180 ; on en a construit… 15. Facile de jouer les Pères Noël, mais plus compliqué de sortir le chéquier… Le député LFI des quartiers nord, Sébastien Delogu, dénonce une totale opacité sur l’utilisation des fonds, ce qui est un énorme problème dans une ville « gangrenée par le clientélisme », rappelle-t-il. L’État, lui, se défend, assurant que le plan avance dans les délais tout en fustigeant la « lenteur de la mairie ».
Pourtant, insiste Delogu, seuls 20 % des crédits ont été utilisés, alors qu’ils expirent en 2026 et ne sont pas renouvelables. En juin dernier, le Président avait ajouté 250 millions d’euros à l’enveloppe initiale pour développer les transports. Pas un fifrelin n’a été utilisé. Il faut dire que, pour parachever le tableau, la mairie et la métropole se tirent la bourre sur à peu près tous les sujets.
Voilà qui fait plutôt l’affaire des narcos:pendant que l’État et les différentes collectivités s’embourbent dans l’inaction ou s’étripent, le business continue.
A.-S M. le Canard enchaîné. 20/03/2024
Comme d’habitude Macron promet et Le Maire ne paye pas. Les agriculteurs sont en train de le comprendre. Et pour avoir écrit à la une de la Provence « il part nous on reste » le directeur de la rédaction a été viré.
Puis sous la pression des journalistes réintégré, Mr Saadé propriétaire de CMA CGM et de la Provence n’a pas encore compris qu’un journal ce n’est pas un porte-containers.
Macron vient et parle, promet beaucoup et repart, et tout reste comme avant, un moulin à paroles, s’il n’était qu’inutile, ce serait un moindre mal, mais en plus, il est dangereux par ses paroles irréfléchies.