… mot de la semaine, qui ne tranquillise personne… La nation a besoin de plénitude aujourd’hui.
L’alerte est forcément « maximale » face à la menace terroriste. La sauvagerie meurtrière de l’attentat de Moscou revendiqué par l’État islamique a, au-delà, bien sûr, de son instrumentalisation grossière par Poutine, eu pour effet immédiat dans nos contrées de faire remonter le dispositif Vigipirate à « urgence attentat », c’est-à-dire « à son niveau le plus élevé ».
Alerte tout aussi « maximale » sur le déficit des comptes publics, qui, comme « Le Canard » l’annonçait dès la semaine dernière, atteint aussi un niveau des « plus élevés » en passant à 5,5 % au lieu des 4,9 % prévus et annoncés. Soit la somme de 154 milliards d’euros, de quoi effectivement s’alarmer.
Il convient, certes, de ne pas mélanger la menace terroriste et celle des agences de notation. Mais, si, entre ces deux calamités, les maux qu’elles engendrent différent évidemment, les mots pour en parler comme ceux pour s’en défendre ont plus que tendance à se ressembler.
Ce vocabulaire est du genre guerrier. L’attentat de Moscou, dont Poutine n’avait pas pris au sérieux le risque, que les Américains lui avaient pourtant annoncé, pousse l’exécutif à prévoir le « déploiement de moyens exceptionnels sur tout le territoire ».
Les moyens en question : 4 000 soldats qui viennent s’ajouter aux 3000 déjà affectés au plan Sentinelle pour assurer la sécurité dans les gares, les aéroports et autour des lieux de culte. Et aussi pour faire face à ce qu’Attal, qui, en l’absence de Macron et de ses biceps en déplacement au Brésil, s’est empressé de préempter le dossier, nomme une « menace réelle et forte ».
Entre les malveillances plus ou moins menaçantes qui ont visé plus de 130 écoles, les craintes sécuritaires de la proximité des Jeux olympiques et les vocations, que l’attentat moscovite peuvent susciter, l’utilisation de ces mots, fût-elle dramatisée, n’est pas injustifiée. Mais, si ces craintes étaient censées minimiser celles engendrées par le dérapage des déficits publics, c’est raté. Une alerte maximale n’en cache pas une autre, elle s’y surajoute.
Les 5,5 % très supérieurs à ce qui était prévu dans la loi de finances 2024 n’en mettent pas moins Macron, Attal et le gouvernement, dont Le Maire au premier chef, en fâcheuse position. À la fois face aux agences de notation, dont l’exécutif redoute avant les européennes une double sanction. Mais également face aux oppositions qui canonnent à tout-va.
Et qui, après l’« alerte » donnée par la Cour des comptes sur ce dérapage « important » à un niveau « très, très rare », en rajoutent dans la dramatisation, alors qu’Attal et Le Maire ont bien sûr du mal à rassurer sur la question.
De l’Assemblée au Sénat et de droite à gauche, c’est à qui aura les mots les plus durs pour dégommer, c’est selon, ce « requiem pour les finances publiques », ou cette « saignée sans précédent » et ce « bilan désastreux » dû « à des escrocs en col blanc » . . . N’en jetez plus
Mais encore, il convient de ne pas tout mélanger.
Si, pour son impéritie délirante face à l’attentat de Moscou, où il voit rien de moins qu’une collusion entre islamistes occidentaux et néonazis ukrainiens, Poutine a eu droit à des mots aussi durs que Macron pour ses déficits, ce n’est pas de la part de son opposition, il n’en a pas.
Erik Emptaz. Charlie hebdo. 27/03/2024
Oui, c’est bien mon sentiment, alertes en tous genres , déficit abyssal où Macron veut faire payer chômeurs et malades, alors que le CAC 40 annonce plus de 140 milliards de profits. Attentat à Moscou avec pour conséquence en plan vigipirate renforcé en France. Il y a de quoi se poser des questions sur tout ce tapage.
Oui, et ces alertes ne rassurent personne, elles s’ajoutent à toutes les inquiétudes
-relatives au pouvoir d’achat, au serrage de vis que nous risquons avec cette dette, et les augmentations prévues chez EDF et les autres…
– à la question de la réforme des retraites, après tous les sacrifices déjà imposés aux retraités actuels.. qui a évoqué la question relative aux pensions de reversion ??
– toutes les carences en matière sanitaire, aux différents problèmes dans l’Education Nationale qui montent en puissance, et dans les services publics,
– la crainte du terrorisme, et la position présidentielle sur la solidarité avec l’UKRAINE
contre le grand frère.
– tout cela dans une période pré-électorale dans les prochaines semaines …..