« D’où nous venons et où nous allons. » De bien grands mots pour ouvrir sur quelques minutes d’autocongratulation et de poncifs bien à droite (« pour que la France reste la France, la nation du bon sens plutôt que des tracas (…) dans un monde en bouleversement », « la France du mérite »), avant, enfin, quelques annonces, sur le scolaire principalement.
L’électorat de plus de 65 ans est à l’évidence son cœur de cible. D’abord, avec la refondation de l’instruction civique à la rentrée 2024, avec le doublement du volume horaire consacré à cette matière, dans la perspective du « réarmement civique de la jeunesse ». […]
Le chef de l’État veut aussi déployer une politique volontariste nataliste, avec un « nouveau congé parental », mais sans préciser les contours de son « grand plan de lutte contre l’infertilité ».
La suite du quinquennat débouchera également sur une nouvelle « loi pour la croissance » qui s’annonce douloureuse pour le Code du travail : « Je demande au gouvernement de supprimer des normes, réduire des délais, faciliter encore les embauches… »
Ainsi, le président espère voir s’édifier une « France plus juste », avec moins de « déterminisme social » (« Je veux mettre fin à cette France du ”ceci n’est pas pour moi” »), mais aussi s’adresser aux classes moyennes, « qui gagnent trop pour toucher des aides et trop peu pour vivre décemment ».
Finalement, Emmanuel Macron a donné la sensation de brosser tous les sujets et de ne rien annoncer de saillant.
[…]
C’est dans ce moment délicat pour le nouvel exécutif qu’Emmanuel Macron a pris la parole. Quitte à télescoper l’agenda attendu de Gabriel Attal, son premier ministre, qui aurait dû logiquement prononcer son discours de politique générale à la reprise des travaux parlementaires, cette semaine.
Le nouvel hôte de Matignon attendra finalement le 30 janvier. À voir ce qu’il lui restera à dire tant le président a empiété sur ce futur discours et s’il se pliera à l’exercice du vote de confiance, que sa prédécesseure Élisabeth Borne avait soigneusement évité, faute de majorité acquise.
Tout se passe comme si Emmanuel Macron ne cherchait pas tant à dire quelque chose qu’à occuper le temps de cerveau disponible des Français. […]
Il y a cinq ans, se tenait le « grand débat national », qui n’a débouché sur rien, si ce n’est des cartons de cahiers de doléances écrits dans le sillage des gilets jaunes qui prennent la poussière aux archives nationales et départementales.
Idem pour la « convention citoyenne pour le climat », dont la plupart des propositions n’ont pas survécu au veto présidentiel.
Ou encore le fumeux « conseil national de la refondation », sorte de Parlement ad hoc sans légitimité démocratique où on ne décide de rien, ou presque.
Au résultat : de l’antisocial qui ne saurait ravir les tenants d’une social-démocratie – plus ou moins la gauche – sourire en coin d’une certaine droite, applaudissements dans les rangs de Marine Jordan pour l’ouvrir des portes élyséennes à ce mouvement.
Voilà, voilà… fermer le ban !
D’après différents articles dont source (extraits)
Mais si, Emmanuel Macron a annoncé une grande nouvelle pour révolutionner l’éducation nationale, le théâtre à l’école. De quoi former nos futurs politiciens dès leur âge tendre
Évidemment quand au marché de la Plaine à Marseille on voit plus de djellabas et d’abayas que de pantalons chemises robes et chemisiers et plus de voiles que de bérets, on ne se sent plus vraiment en France.