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Agnès Buzyn a lancé la stratégie « vieillir en bonne santé » qui met l’accent sur la prévention.

[Franchement la mère Agnès avec tout ce qui se passe en restriction budgétaire et de personnel dans les EHPAD, dans les services hospitaliers, bientôt l’allongement de la durée du travail avant d’acquérir une maigre retraite… ouais, à M’dame tu te fous nous. MC]

Non, ce ne sera pas l’Arlésienne ! Passée à l’arrière-plan pour cause réforme des retraites, la grande loi dépendance promise depuis 2018 par Emmanuel Macron revient sur le devant de la scène. Le premier ministre a en effet annoncé mercredi, à l’issue du séminaire gouvernemental, qu’une concertation se tiendrait au 2e trimestre et qu’un projet de loi serait « déposé à l’été ».

Un calendrier ambitieux [Vouai enfin pas trop de cirage quand même M’sieur le journaliste] compte tenu de l’agenda législatif chargé en ce début d’année, avec le retour de la loi bioéthique, le plan de lutte contre l’islam radical, la réforme de la haute fonction publique, et bien sûr la loi de réforme des retraites dont l’examen débute en séance le 17 février et doit, au final, durer près de six mois. [c’est bien ce que tout le monde constate, la dependance peut attendre après le reste …]

Mais les propos d’Édouard Philippe, pour qui il est « hors de question de ralentir dans la transformation du pays », devraient rassurer les acteurs du grand âge, inquiets de voir les promesses qui leur ont été faites depuis dix ans être reportées aux calendes grecques, comme ce fut trop souvent le cas par le passé.

D’autant que tout est prêt pour lancer ce chantier sociétal majeur, alors que le nombre des plus de 85 ans va tripler d’ici à 2050 pour atteindre 4,8 millions de personnes et que les personnes âgées dépendantes vont passer de 1,3 à 2,2 millions.

Un diagnostic très approfondi avec l’ensemble des acteurs a été dressé en mars 2019 par Dominique Libault, ancien directeur de la Sécurité sociale, dans un rapport fort de 175 propositions. Puis l’ancienne ministre du Travail Myriam El Khomri a rendu en octobre son rapport sur les moyens de renforcer l’attractivité des métiers du grand âge, qui devait donner lieu, dans la foulée, à une grande conférence sociale.

Enfin, en décembre, la députée LREM Audrey Dufeu-Schubert a remis son rapport sur l’image des aînés dans la société. Bref, le diagnostic est posé et les solutions depuis longtemps identifiées.

Reste en suspens l’épineuse question du financement. Car la réforme de la dépendance nécessitera au bas mot 10 milliards d’euros de nouveau financement. Longtemps, les acteurs du secteur ont caressé l’idée de récupérer une partie des milliards de recettes annuelles de la Caisse d’amortissement de la dette sociale (Cades), qui doit s’éteindre en 2024. Mais cette manne aiguise de nombreux appétits, alors que certains voudraient l’utiliser pour financer l’équilibre du régime de retraite plutôt que de demander aux Français de travailler plus longtemps.


Marie-Cécile Renault. Le Figaro. Titre original : « la loi dépendance reportée l’été prochain ». Source (extrait)