[…] deux militant.e.s antispécistes ont comparu devant le tribunal correctionnel de Paris […] suite à l’agression d’un boucher bio du Xe arrondissement de la capitale. […]
[…] Pierre-Antoine et Ludivine, respectivement 21 et 30 ans, était entendu mardi 4 juin [2019] devant le tribunal correctionnel, à Paris, pour « violences » et « dégradations en réunion » pour l’agression de Steevens Kissouna, un boucher bio parisien. Le parquet a requis six mois de prison avec sursis contre le premier, et trois mois avec sursis contre la seconde.
Ces deux militant.e.s antispécistes, au casier judiciaire vierge, sont accusé.e.s d’avoir agressé, dans le cadre d’une action collective d’une quinzaine de personnes, Kissouna, boucher, samedi 4 mai, sur le marché de Saint-Quentin, dans le Xe arrondissement. […]
Une démarche “non violente”
Reconnaissant avoir aspergé de faux sang le stand de la boucherie, il et elle, qui se sont par ailleurs excusé.e.s de leur geste, ont en revanche nié toute violence. Mais le boucher, qui s’est vu prescrire sept jours d’incapacité totale de travail (ITT) pour une « probable fracture incomplète » d’une côte, affirme que Pierre-Antoine l’aurait frappé, entraînant sa chute sur le sol. Un fromager venu apporter son aide – et qui s’est porté partie civile, tout comme une autre fromagère – a, lui, désigné Ludivine comme la personne lui ayant lancé du faux sang dans l’œil. Les deux militant.e.s, qui brandissaient et clamaient des slogans antispécistes, avaient finalement été expulsé.e.s du marché, tout comme les autres participant.e.s à l’action.
« Cela fait quelques années que je milite pour la cause animale, toujours via des actions déclarées et non violentes. J’ai vu l’événement sur Facebook, mais je ne savais pas ce que l’on allait faire. Mais une chose était certaine : le fait que ce serait une action non violente ». Avec ses cheveux multicolores « très reconnaissables », Ludivine, actuellement sans emploi, s’exprime clairement à la barre, tout comme son compagnon Pierre-Antoine, cheveux mi-longs, qui met lui aussi en avant leur démarche « pacifique » et « à visage découvert ». « Nous avions rendez-vous dans un square, où nous avons reçu les consignes de verser du faux sang sur le sol et la vitrine. J’ai appris par la suite que cela représentait une dégradation. Je tiens à m’en excuser », a par ailleurs déclaré l’étudiant en mathématiques, qui affirmé s’être vite retrouvé « dépassé par les événements ». […]
Des militant.e.s perçu.e.s comme des “intégristes”
Dans une lettre adressée au ministre de l’Intérieur en juin 2018, la Confédération française de la boucherie, boucherie-charcuterie, traiteurs (CFBCT) écrit : « Respectueux des choix alimentaires de nos compatriotes, nous sommes en revanche profondément choqués qu’une partie de la population veuille imposer à l’immense majorité son mode de vie pour ne pas dire son idéologie. » Dans le courrier, ils évoquent une « forme de terrorisme » de la part de certain.e.s militant.e.s vegan qu’ils décrivent d’ailleurs comme des « fanatiques ». […]
Amélie Quentel. Les Inrocks. Titre original : « Procès d’antispécistes accusés d’avoir dégradé une boucherie : “Je tiens à m’en excuser” ». Source (extrait)
Des fanatiques, personne ne les oblige à manger de la viande. Ils n’ont pas à vouloir imposer leurs choix aux autres.
L’intolérance érigée en profession de foi, quelque soit le motif, cela reste intolérable. C’est de la dictature.
Bonjour Michel,
Ce genre d’attitude me choque, qu’on argumente sa vision des choses, qu’on tente de convaincre autrui, est un comportement réfléchis mais agir ainsi est anormal, extrême.
J’ai le sentiment depuis quelque temps qu’une minorité voudrait imposer ses choses à une majorité.
Pour moi ceci implique une intolérance, finalement la facture finale est bien peu cher, cela aura t’il le pouvoir de faire réfléchir…
Bonne journée à vous ! 🙂
Françoise, je suis parfaitement d’accord avec votre analyse, il y a une montée en épingle (surtout par les médias soutenant Macron) de tous ces faits divers certes extrêmement dérangeants mais qui font le plus souvent oublié (tel le journal télévisé de 13 heures de TF1), la destruction orchestrée d’une société solidaire au profit d’une société de profits.
Pendant qu’on parle de la rubrique « des chiens écrasés », dont indirectement je cautionne le fait divers en citant dans ce blog cet événement, on ne parle pas des lois votées en assemblée, pas plus que des projets de loi, pourtant tous, portent atteinte à tout ce qui faisait le bien-être de vivre en France à savoir les services publics.
Sans que le public en tienne compte, ce gouvernement (mais pas que celui-là) est en train de nous faire passer au travers des fourches caudines, autrement dit, propulse un retour en arrière d’une société antérieurement sociale et équitable en biens et en devoirs, en société du « démerde toi personne t’aideras ».
Gardons toutefois à l’esprit qu’un réveil -d’une ampleur tout autre que celle des manifestations des gilets jaunes (au demeurant anarchisant comme le démontra les élections européennes)- peut surgir à tout moment, l’étincelle n’est pas loin, quant à savoir son importance et son issue… désolé je ne suis pas devin, ne lit pas dans le marc de café ni dans les cartes de tarot.
Bonne soirée
Michel
Pour info https://www.viande.info/
Et puis ça qui devrait vous ravir https://fermons-les-abattoirs.org/
Des bises.