Autodestruction du PS, peut-être, mais à qui profitera cet évènement ?
- Atlantico : Au vu des rapports de force actuels au sein du Parti socialiste et du nombre de personnalités en course pour la primaire de la Belle Alliance Populaire, cette primaire peut-elle échapper à la foire d’empoigne et au scénario catastrophe d’un candidat qui serait désigné sans pour autant avoir rassemblé son propre camp ?
Jérôme Fourquet : … Tous les candidats, même s’ils vont s’affronter de manière virulente – et ça a déjà commencé – , se sont engagés envers ce rassemblement. Une fois dit cela, la question est de savoir quelle trace tout cela va laisser en profondeur.(…)
Dans un sondage Ifop-JDD publié ce week-end, on constate que Manuel Valls serait largement en tête au premier tour avec 45% de souhait de victoire, mais il est favori parce qu’il est le seul dans son couloir (réformiste) alors que plusieurs candidats se disputent les voix de la gauche du PS.
Or, quand on regarde les résultats de ce sondage pour le second tour, on observe que Manuel Valls et Arnaud Montebourg sont à 50-50… On voit donc bien deux lignes qui s’affrontent et qui pèsent (aujourd’hui) un poids équivalent. C’est problématique parce que ces fractures ne sont pas nouvelles et (…) la charge contre le bilan de ce quinquennat a d’ores et déjà été sonnée par les supporteurs d’Arnaud Montebourg et de Benoît Hamon, sans compter ceux qui sont à l’extérieur de cette primaire et qui ne vont pas se gêner pour souffler sur les braises.
- Il y a une donnée supplémentaire au problème : non seulement l’électorat socialiste est aujourd’hui central à gauche mais minoritaire, mais il est de surcroît bordé par deux candidatures (Emmanuel Macron au centre, Jean-Luc Mélenchon à gauche) qui bénéficient toutes deux d’une certaine dynamique.
Christophe Bouillaud : Au moins dans un premier temps, la multiplication du nombre de candidats devrait donner une impression de complet désordre. (…)
Par ailleurs, sauf s’il n’y avait aucune participation populaire importante à cette primaire, il me semble que le vainqueur du second tour sera nécessairement approuvé par une masse importante d’électeurs. (…)
- Au regard des enquêtes actuelles, et notamment d’un sondage Ifop pour le JDD publié ce week-end (…) peut-on considérer qu’un score serré représenterait un danger pour l’avenir du PS ?
Christophe Bouillaud : Il me semble qu’il est assez prématuré de réfléchir à partir des sondages sur cette primaire, d’autant plus que la primaire de la droite et du centre vient de démontrer aux yeux du monde que l’évolution de l’électorat dans un tel exercice peut s’avérer très rapide et violente.(…)
- En cas d’éparpillement des voix et de résultats serrés, quelle personnalité hors-primaire pourrait en bénéficier le plus d’un point de vue électoral (Emmanuel Macron, François Bayrou, Jean-Luc Mélenchon) ?
Jérôme Fourquet : Tout d’abord, on ne sait pas encore si François Bayrou sera candidat. Ensuite, tout dépendra du déroulement de cette primaire et de l’intensité et de la violence des affrontements pour savoir si la réconciliation est possible. Il faudra également voir qui sortira vainqueur de l’élection, et dans quelles proportion. Si c’est Arnaud Montebourg à 51 ou à 58%, ce n’est pas pareil que si c’est Manuel Valls à 51 ou 58%. Évidemment, si Manuel Valls sort vainqueur, ce sera tout bénéfice pour Jean-Luc Mélenchon. Inversement, si c’est Arnaud Montebourg, ce sera plutôt bénéfique à Emmanuel Macron, et encore plus si les débats ont été violents.
(…) Le risque [pour le PS], c’est que le match se fasse finalement en-dehors du Parti socialiste. C’est d’ailleurs un argument de campagne pour les candidats à cette primaire : souligner le fait que compte tenu de la situation très particulière que nous connaissons, il est important de rassembler. Premièrement, pour éviter une finale entre la droite et l’extrême-droite à la présidentielle, et deuxièmement pour éviter que la gauche ne soit rayée du paysage, impliquant une implosion du PS. (…)
Fourquet Jérôme, Atlantico – Source (Extrait)
Vous avez espéré une gauche uni pour ces prochaines élections de 2017 -Présidentielle, Législatives et Sénatoriales – passez votre chemin … aujourd’hui il n’y a rien a voir … demain peut-être !
Ce dirigerions-nous a coup sur vers un choix entre le peste et le choléra ?
Un sursaut « grand dieu », vite une gauche sociale avec un vrai programme pour tous les français délaissant la mondialisation et le plein diktat de Bruxelles ! MC
oui, mais comment ramener dans l’isoloir ceux qui l’ont déserté? Sur quel programme ? Quel engagement formel? L’humain d’abord me plaisait bien mais il est dénaturé par Mélanchon même s’il en reprend des morceaux. quand à la droite elle a le mérite d’afficher la couleur de sa politique catastrophique. Cela est-il suffisant pour que les électeurs se portent vers la gauche anticapitaliste? Beaucoup ont fait le choix de l’extrême droite il en reste encore plus à convaincre d’aller voter « pour » un programme social plutôt que « contre » un programme de droite. Une campagne animée en perspective…..
Aujourd’hui faute de projet et de programmes autour d’une nouvelle constitution, je ne pense qu’a voter « par défaut » pour celle-celui le moins destructeur de société. Le Pen, Fillon, Macron et Valls sont loin d’offrir un projet rassurant, les Écolos sont dans l’utopie, quant au autres attendons qu’après la primaire du PS, une décantation subvienne … peut-être qu’un Hamon ou Peillon !. Restera un Mélenchon …ce tribun devenu écolo par ratissage large !