Interdite par la Fifa depuis mai 2015, la tierce propriété de joueurs a vite été remplacée par des opérations de crédit. Sur le modèle des prêts hypothécaires américains, des sociétés revendent désormais les dettes de clubs de foot. Un marché spéculatif florissant.

« Pouvons-nous encore décider nous-mêmes de quelque chose ? » C’est un cri du cœur qu’a fini par lâcher l’un des co-organisateurs de l’Euro 2020, lors d’une réunion de préparation avec les représentants de l’UEFA. L’État français, dont l’Euro 2016 s’ébranle samedi (12 déc. 2015) avec le tirage au sort, pourrait lui répondre : non, ou si peu.