… la danse macabre des inégalités !
Les chiffres sont là, implacables.
Entre 1990 et 2023, le nombre de cancers détectés en France a doublé, atteignant 400 000 nouveaux cas par an. Cette hausse ne vient pas seulement d’un meilleur dépistage. Les études montrent que les générations nées dans les années 1980 et 1990 ont un risque plus élevé de développer un cancer. Chez les moins de 50 ans, l’incidence a augmenté de près de 80 % en trente ans, tandis que la mortalité a augmenté de 28 %.
Les chercheurs évoquent une « d’épidémie » de cancers causée par des facteurs tels que la pollution et les aliments ultratransformés, dont 40 % pourraient être évités, un fait préoccupant pour les autorités.
Les multinationales de l’agroalimentaire exercent des pressions pour bloquer les réglementations, tandis que le gouvernement réduit les aides à l’agriculture biologique et tente de réintroduire des produits toxiques.
Cette situation impacte surtout les plus précaires et met en lumière les inégalités sociales.
L’augmentation des cancers résulte de choix politiques favorisant les profits au détriment de la santé publique, entraînant chaque année de nombreuses pertes humaines.
Chaque année, on nous explique qu’il n’y a pas d’argent pour la prévention, pour la recherche. Mais ce pouvoir préfère compter les morts plutôt que d’aller chercher les milliards là où ils sont.
D’après un texte signé Stéphane Sahuc
L’avis de B.H.
Tout à fait, l’augmentation des cancers résulte bien d’un choix politique visant à augmenter les profits de l’industrie agroalimentaire.