Oui, jusqu’où ira « le Donald »
régnant dans cette « Maison-Blanche » ?
Non content d’avoir fait kidnapper le président du Venezuela pour l’envoyer devant un tribunal new-yorkais où Nicolás Maduro a plaidé « non coupable » hier, le locataire de la Maison Blanche espère tirer parti de son coup de force jusqu’à la lie pour mettre le monde au pas à grand renfort de menaces. Cuba, le Mexique, la Colombie… la gauche latino-américaine est en première ligne de sa croisade impérialiste mais l’Europe est aussi dans le viseur par l’entremise du Groenland dont l’emplacement stratégique et les précieuses ressources aiguisent les appétits.
La démonstration de force se poursuit pour l’heure dans les discours et sur les réseaux sociaux (demain dans les actes ?). En pleine réunion du Conseil de Sécurité de l’ONU consacré à cette opération qui bafoue la Charte des Nations Unies, le département d’État américain s’est fendu d’un tweet. Une photo de Trump assortie de la légende « Ceci est NOTRE hémisphère ». On ne peut plus clair.
Au lieu de s’élever contre cette entreprise, l’Europe, dans le meilleur des cas, s’indigne mollement espérant ne pas froisser le grand frère états-unien.
Emmanuel Macron s’est révélé champion en la matière avec une vague condamnation relayée par la porte-parole du gouvernement à l’issue du Conseil des ministres d’hier, qui intervient après un alignement total de l’Élysée ce week-end.
Face à ce désastre, la gauche parlementaire exige un débat a l’assemblée sur la position de la France.
Il y a urgence
Julia Hamlaoui
Logique mais pas gagné
Pourquoi le Malfaisant des Etats-Unis se gênerait-il, vu la pleutrerie et la complicité tacite de nos gouvernants ?
Les États-Unis demeurent les États-Unis aussi hégémonique et impériaux que d’habitude.
Trump est très cash et ne s’embarasse pas de précautions.
Il est aussi brutal que dans le jeu qu’il animait à la télévision.
Seul le rapport compte et de pas de digressions diplomatiques.
C’est aussi révélateur de l’espit de notre époque.
C’est peut-être le moment de désiiller les yeux de nos concitoyens et de nos gouvernants.
L’Union européenne nain politique et diplomatique a peut-être une chance d’exister face aux États-Unis.
À défaut, la France se devra de s’affranchir des contraintes de l’OTAN et de l’U.E.
Avons-nous encore les moyens et les volontés politiques en considérant nos faiblesses actuelles :
– dépendance numérique,
– dépendance technologique,
– dépendance militaire
– dépendance industrielle, etc.
D’autre part, nos politiques ont une vision du monde et de notre pays propre à nous soumettre au système féodal en consolidation qui prévaut en termes de suzeraineté et de vassalité.
RBLAPLUME