L’adage pourrait servir de devise aux enseignes de la grande distribution où le système de franchises fait des émules.
Il permet des économies substantielles sur la masse salariale tout en encaissant de juteuses redevances de gérants devenus seuls responsables de la politique sociale de leur magasin.
Conséquences pour les travailleurs dont le collectif est atomisé et dont les éventuels licenciements ne peuvent plus être imputés au groupe : au bout de quinze mois leurs conquis sociaux sont nuls et non avenus.
Après ceux de Carrefour et Casino, c’est ce que redoutent quelque 11 000 salariés des 300 supermarchés dont Auchan a annoncé la bascule en franchise sous pavillon Intermarché et Netto (groupement Mousquetaires) en 2026.
Le groupe entretient le flou et veut rassurer en promettant que ses salariés dépendront d’une structure qui lui restera attachée… tout en étant « autonome ». Les calculettes sont de sorties et la facture pourrait s’élever jusqu’à 2 500 euros par tête et par an, selon les syndicats qui redoutent aussi une réduction des effectifs.
Très cher payé surtout après une première vague de 2 400 suppressions d’emplois. Et, plus encore, quand on sait que la famille Mulliez a essoré ses magasins Auchan à coups de dividendes. « Le choix, le bon », un slogan qui a plus que jamais de quoi faire grincer des dents
Julia Hamlaoui
Ce n’est pas une nouveauté, juste que cela devient un fait de société.
L’exemple des grandes surfaces vaut aussi pour toutes les enseignes « Franchisées ». MC