La pente est empruntée de longue date, mais la dégringolade s’accélère.
Entre Bruno Retailleau, le patron de LR, qui plaide pour une « union des droites sur le terrain, par les urnes », et Nicolas Sarkozy qui vante « l’esprit de rassemblement le plus large possible, sans exclusive et sans anathème », les digues avec l’extrême droite, déjà bien mal en point, sautent une à une.
La normalisation est telle, que la droite qui se prétend « républicaine » envisage comme allant de soi une primaire incluant Sarah Knafo – porte-voix du multicondamné pour incitation à la haine, Éric Zemmour -, ou assume ouvertement des alliances locales.
Un chemin ouvert par l’ex-président de la République qui — par calcul électoral ou adhésion — a repris à son compte pour conquérir l’Élysée les thèmes de prédilection d’une extrême droite qui a fini par doubler les siens.
Pas de quoi interrompre la course à l’échalote que LR, dans l’espoir de garder la main malgré sa marginalisation, combine à une diabolisation de la gauche.
C’est que sur le fond, en matière d’immigration ou de sécurité, la convergence est flagrante jusqu’à assumer des formes de « préférence nationale » contre les exilés.
Restait à reprocher au RN son soi-disant programme de « gauche » (sic), mais la valse entreprise sous la houlette de Jordan Bardella vis-à-vis du grand patronat lève le voile sur la soumission commune aux intérêts du capital.
« Le RN appartient à l’arc républicain », prétend le ministre de l’Intérieur Laurent Munez (LREM/RE – Macroniste !). Un renoncement en même temps qu’une façon de cacher qu’en réalité, c’est son parti qui en sort.
Julia Hamlaoui – La lettre du 09/12/2025
L’avis de B.H.
La droite se rassemble, mais son programme économique est vide et ses mesures économiques ne répondent pas aux enjeux actuels.
La justice fiscale n’y est pas abordée et sans cette justice les comptes publics ne seront jamais équilibrés.
Quant au commerce extérieur aucun parti ne propose de solution.
Pourtant, il n’y en a qu’une : établir des quotas.
Cela obligera les français à acheter français face à la pénurie et remettra notre industrie en selle.