Budget de la Sécu et le LR

Avant le vote du budget de la Sécurité sociale (PLFSS) mardi, Les Républicains sont de nouveau divisés.

À l’Assemblée, le groupe Droite républicaine de Laurent Wauquiez communique sur les avancées obtenues, comme l’exonération totale des heures supplémentaires ou la suppression de la hausse de la CSG sur le patrimoine.

Au Sénat, à l’inverse, le groupe LR est hostile à tout compromis et le président du parti, Bruno Retailleau, estime que le budget de la Sécu « n’est pas votable ». « C’est un hold-up fiscal », a même tonné sur BFMTV, dimanche, l’ancien ministre de l’Intérieur, redevenu sénateur de Vendée après avoir démissionné du gouvernement Lecornu il y a deux mois.

Pour, contre, abstention ?

Est-ce que les députés LR écouteront leur président de parti, qui les exhorte soit à voter contre le budget, soit à s’abstenir ? Les 49 députés LR, y compris les « Retaillistes », ont mal vécu les leçons données par les sénateurs (non soumis à la censure) et les porte-parole du parti à l’occasion de la motion de censure mi-octobre. Cette fracture demeure visible.

Entre Laurent Wauquiez qui a tenté d’imposer une ligne hostile à toute hausse d’impôts, et celle de Bruno Retailleau au parti, qui estime que trop de choses ont été concédées à la gauche, le flou persiste. Un flou attribué par Xavier Bertrand, dimanche sur France Inter, à la logique présidentielle des uns et des autres. « La responsabilité c’est de souhaiter que notre pays avance et qu’il n’y ait pas de bouleversements institutionnels », a dit le président des Hauts-de-France, qui lui, voterait le budget de la Sécu s’il était député.

Quel sera au final le vote des députés LR ? La semaine dernière, sur la partie recettes.

29 députés sur 49 ont choisi de ne pas prendre part au vote. Six ont voté pour et 14 se sont abstenus. Mardi, pour le vote solennel, ils devront voter et seront sans doute divisés. Mais au moment où la position d’Édouard Philippe (Horizons), pourtant membre du bloc central, est de ne pas voter le budget, la tentation de certains députés du parti LR d’apparaître plus responsables que l’ancien Premier ministre pourrait être déterminante.

Et aussi / Face au RN, les stratégies divergent (aussi)

À l’approche des municipales de mars et à moins de 18 mois de la présidentielle, l’hypothèse d’une union des droites gagne du terrain dans les esprits, mais les dirigeants des Républicains cultivent le flou. Dimanche, Bruno Retailleau s’est adressé aux électeurs du RN, en plaidant pour une « union des droites » qui doit se faire « dans les urnes » lors des prochaines échéances électorales. « Le Rassemblement national appartient à l’arc républicain, ce qui n’est pas le cas de La France insoumise », a-t-il encore affirmé.

Xavier Bertrand a pour sa part, assuré que son « combat »tenait toujours « contre les extrêmes » : « ni LFI ni Rassemblement national ». Le président LR de la région Hauts-de-France a aussi dit préférer « les positions politiques de Nicolas Sarkozy de 2007 que (celles) en 2025 », alors que l’ancien président, dans son livre Journal d’un prisonnier, rapporte un échange téléphonique avec Marine Le Pen, lors duquel il lui assure qu’il ne s’associerait pas à un éventuel « front républicain ». Plus loin dans l’ouvrage, il juge que « le chemin de reconstruction de la droite ne pourra passer que par l’esprit de rassemblement le plus large possible ».


Nathalie Mauret. Le Dauphiné. 08/12/2025


Selon le JT de 20 h le budget secu est accepté par 13 voix de différences mais ne pas croire que ce budget est définitif dans la mesure ou il va maintenant devoir etre accepté par le Sénat. Amende ou pas, puis retour une nouvelle fois présenté a l’assemblée pour une acceptation definive… mais attention tant que pas paru dans le JO, il n’est pas officiellement exécutable.


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