… du moins c’est mon avis. MC
La catastrophe est déjà massive, mais ça n’empêche pas que tel le zélé capitaine du Titanic, le camp présidentiel, avec la connivence d’Olivier faure mais surtout soutenu par, la droite et l’extrême droite, de continuer de foncer tout droit vers le naufrage de la société française et sa démocratie.
Il faut dire que, comme sur le paquebot, les premières classes sont plutôt à l’abri, les victimes se résumant aux salariés.
Avec 450 plans de licenciements depuis septembre 2023, ce sont plus de 100 000 emplois qui ont été supprimés ou menacés en 2 ans.
Si l’industrie est en première ligne, nombre de secteurs sont touchés.
Pourtant, des macronistes jusqu’à l’extrême droite, tous gardent le cap d’une politique de l’offre qui fait en permanence la démonstration de ses échecs.
Un ultralibéralisme tellement obsessionnel que leurs députés en viennent même à supprimer des impôts… par erreur. On savait que l’Assemblée nationale agitée. La voici désormais en orbite. Dans un moment de flottement rare, jeudi 6 novembre au soir, les députés ont réussi l’exploit de voter la suppression d’un impôt rapportant 5,4 milliards d’euros à la Sécurité sociale, sans vraiment le vouloir.
Tout avait pourtant bien commencé. Quelques heures plus tôt, les mêmes parlementaires validaient une hausse de la contribution sociale généralisée (CSG) sur les revenus du capital, un impôt de production de 0,16 % prélevé sur le chiffre d’affaires des entreprises dépassant 19 millions d’euros. Le tout, escomptant aller chercher, en 2026, 2,8 milliards d’euros supplémentaires ? Avant de se rétracter en abrogeant ce même amendement, à la surprise même de son auteur, le député Renaissance Charles Sitzenstuhl.
L’intéressé n’en croyait pas ses yeux. Sa proposition n’avait, selon ses mots, « pas vocation à être adoptée ». Il s’agissait d’un ballon d’essai, d’un geste de débat, que le gouvernement, par la voix du ministre délégué David Amiel, avait d’ailleurs invité à retirer. Mais voilà : dans le grand mécano parlementaire, il suffit d’un petit jeu d’alliances mal verrouillé pour que la machine s’emballe. Et c’est ce qui s’est produit.
Une démonstration par l’absurde de la nécessité d’ouvrir une autre voie en conditionnant notamment à l’emploi les 211 milliards d’aides publiques distribuées aux entreprises.
Julia Hamlaoui
Le problème de la politique de la demande, c’est l’impact sur la balance commerciale, et donc une relance qui se traduirait par plus d’importations.