… tout l’art de prendre la population pour des c…, des billes, inculte…
« Suspension » n’est devenue ni un mot doux, ni un mot magique pour effacer les souffrances de la mal vie. Il n’est qu’un factice gain de temps avant de réintroduire la contre-réforme des retraites dans les insondables méandres des tuyaux parlementaires. Face au flou artistique entourant le véhicule juridique, permettant cette « suspension » le premier ministre s’est vu contraint de s’engager à adjoindre « une lettre rectificative » au projet de loi de financement de la Sécurité sociale.
Le locataire de Matignon aux propos biscornus avait déjà rassuré ses amis de la droite du Sénat : « Suspendre n’est pas renoncer », lui a-t-il promis. Puis le maitre de l’Élysée avait depuis un pays étranger explique qu’il n’y avait pas de « suspension » mais juste « un décalage ». Le diable s’incrustant dans les détails la lecture de la fameuse « lettre rectificative nous apprend qu’il ne s’agit toujours pas d’une décision puisqu’elle précise « si le Parlement le décide ».
Autrement dit, la suspension n’existera que si les parlementaires votent la totalité d’un budget de la Sécurité sociale qui en l’état est un puit d’insupportables injustices et une machine à précariser encore plus les familles les plus modestes. Pire, encore voici que la « suspension est conditionnée à un serrage de clef supplémentaire sur le froid boulon de l’austérité : baisse importante des pensions de retraites sur plusieurs années et augmentation des cotisations aux mutuelles et aux assurances.
Ajoutons à ce cocktail indigeste les fluctuations fantaisistes du prétendu « coût » de ladite suspension et le mystère entourant le sort de celles et de ceux qui ont commencé à travailler jeune, c’est-à-dire les longues carrières.
Ainsi ce pouvoir réactionnaire, comme ses prédécesseurs fait payer sa régression sociale au peuple lui-même tout en y semant toutes les graines de division. Les travailleurs, les jeunes, les retraités auraient grand tort de se laisser berner et diviser par le « cercle de la raison capitaliste. Il convient de démonter, de démontrer la grandeur de cette manipulation.
Courts extraits de la lettre du 24/10/2025 de Patrick Le Hyaric
Je n’appelle pas une régression sociale passer l’âge de 62 à 64 ans alors que l’espérance de vie à encore plus augmenté. Mais de toute façon la question sera vite réglée: il est question de gérer le système général comme les complémentaires : par une commission paritaire medef syndicats. Et la question ne se posera plus, la CGT hurle pour le système général mais à signé pour rétablir les comptes de l’agirc-arco.