… par une majorité de Français !
Jour de rentrée scolaire, l’excitation gagne les écoliers et leurs parents, curieux de découvrir leurs camarades de classe, leurs professeurs et les enseignements qui les attendent. Une impatience collective qui ne masque pas pour autant les nombreuses préoccupations des Français pour l’école.
Ces derniers ont majoritairement une vision pessimiste du système scolaire français. C’est du moins ce que révèle le sondage Ipsos Éducation Monitor 2025 (*), dont votre journal présente les résultats en exclusivité pour la presse écrite. Cette étude, réalisée dans 30 pays différents, dont la France, interroge des citoyens à travers le monde sur leur perception du système éducatif de leur pays.
Et les Français sont loin d’être les plus enthousiastes. Ils sont 55 % à considérer que le système scolaire est de mauvaise qualité, faisant de la France l’un des pays les plus critiques, juste derrière la Hongrie et la Turquie. Seulement 19 % de nos concitoyens estiment que le système éducatif dans l’Hexagone est de bonne qualité, une proportion stable sur les deux dernières années.
Défi sécuritaire
Sans doute marqués par les assassinats des professeurs Samuel Paty et Dominique Bernard, mais également les nombreuses affaires de violences en milieu scolaire, les Français sont 41% à placer la sécurité dans les établissements comme défi prioritaire de l’Éducation nationale. Ils sont aussi nombreux à déplorer les classes surchargées (39 %) et le manque de financement public (30 %). Ils les considèrent comme les principales difficultés à résoudre pour améliorer le fonctionnement de l’école.
De même, 35 % de nos concitoyens considèrent que le harcèlement scolaire est la principale problématique qu’affrontent les jeunes élèves aujourd’hui. Pour 34 % des Français, les effets des réseaux sociaux et des technologies comme l’intelligence artificielle figurent parmi les principaux défis auxquels font face les jeunes de nos jours.
Ce chiffre explique sans doute pourquoi les Français sont aussi réticents à l’introduction des nouvelles technologies dans le système éducatif. S’ils sont très largement favorables à l’interdiction des réseaux sociaux aux mineurs de moins de 15 ans, ils sont par ailleurs une faible majorité à vouloir le bannissement de l’IA à l’école (51 %), plaçant la France parmi les plus hostiles à cette technologie derrière le Canada et l’Irlande.
…et de santé mentale
Plus généralement, ils sont 34 % à estimer que les avancées technologiques auront un impact plus négatif que positif sur l’éducation dans le futur, et seulement 14 % à prétendre le contraire.
Le sondage Ipsos Education Monitor 2025 montre ainsi une plus grande préoccupation des Frankais pour la santé mentale, érigée grande cause nationale cette année. Environ 7 Français sur 10 estiment que la santé mentale des jeunes est mauvaise, tandis que 5 sur 10 ont la même opinion concernant leur santé physique. Une perception loin d’être erronée. D’après une autre étude d’Ipsos pour Axa Prévention, les jeunes figurent parmi les profils les plus exposés aux problèmes de santé mentale, dont les causes sont multiples : solitude, précarité, actualité, éco-anxiété…
Article signé des initiales KN. Le Dauphiné. 01/09/2025
(*) Enquête réalisée par Ipsos dans 30 pays auprès de 23 700 adultes âgés de 18 et plus sur sa plateforme en ligne Global Advisor et, en Inde, sur la plate-forme IndiaBus, entre le 20 juin et Ie 4 juillet 2025.
Il n’y a qu’à regarder les résultats. Ils ne sont pas brillants. Orthographe calcul et ce qui se voit moins on manque de vrais ingénieurs sachant concevoir et mettre en œuvre, de médecins et même d’artisans de techniciens supérieurs de soudeurs de chaudronniers…