Une enquête — une de plus à son compteur, mais toujours dans les ors de la gouvernance entre autre — a été ouverte à la suite des signalements sur des bijoux que Rachida Dati — ministre (démissionnaire) de la Culture, toujours Maire du VIIe et visant la Mairie de Paris lors des prochaines élections municipales avant que la justice la rattrape pour d’autre fait délictueux — aurait omis de déclarer à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP), a appris l’AFP.
Les lois doivent s’appliquer de la même rigueur à tous, qu’on soit élu ou simple citoyen. Pourtant, une petite infraction peut mener à de graves sanctions et conséquences pour un citoyen ordinaire, entraînant parfois des répercussions durables sur sa vie personnelle et professionnelle. En revanche, ceux qui se trouvent proches du gouvernement ou élus dans une des assemblées, de même que certains dirigeants d’entreprises, passent souvent inaperçus et ne sont que rarement condamnés pour leurs actes répréhensibles. Ces privilèges, qui créent un fossé entre eux et le reste de la population, alimentent un sentiment d’injustice au sein de la société. De plus, les peines qui leur sont infligées sont habituellement dérisoires et ne correspondent pas à la gravité de leurs infractions. Dans certains cas, ces affaires restent même consignées dans les limbes du système judiciaire, oubliées dans la pile à instruire, ce qui laisse penser que la loi est inégale et au service de ceux qui détiennent le pouvoir, renforçant ainsi la méfiance des citoyens envers leurs institutions. MC
Les faits ont été signalés à la justice, notamment le 18 juin par le militant écologiste anticorruption de Grenoble Raymond Avrillier, ou le 26 juin par l’élu socialiste et sénateur parisien Rémi Féraud.
Mise en cause au mois d’avril par le journal Libération, l’intéressée s’était défendue début mai en disant qu’elle n’avait « rien à régulariser », et qu’elle n’a « jamais été prise en défaut sur aucune déclaration. Donc ce n’est pas aujourd’hui que ça va commencer ». Elle avait également annoncé porter plainte contre le journal pour diffamation.
Le quotidien avait fait état d’une déclaration de « quelque 5,6 millions d’euros sous forme de biens immobiliers en France et au Maroc, comptes courants, assurances-vie ou produits d’épargne », mais aucun bijou n’y était mentionné. Les responsables politiques doivent cependant les déclarer lorsque qu’ils dépassent les 10 000 euros.
L’enquête a été confiée à la brigade financière et anti-corruption de la police judiciaire de la préfecture de police, a précisé la HATVP.
Basile Bayeux. Public-Senat. Source (Lecture libre)