Procréez, nom de la, qui dit l’monsieur !
Malgré l’appel au « réarmement démographique » d’Emmanuel Macron, la natalité en France continue de diminuer. L’Insee a annoncé que le nombre de naissances a baissé de 2,2 % en 2024 par rapport à 2023, atteignant son niveau le plus bas depuis la Première Guerre mondiale. Cette tendance résulte de changements sociétaux profonds et d’inégalités entre les hommes et les femmes, ainsi que de difficultés pour trouver un emploi et des problèmes de logement. Ces éléments ne favorisent pas une vision stable pour l’avenir.
La baisse de la natalité est liée à l’évolution des rôles sociaux et à l’égalité entre les sexes. La France a longtemps permis aux femmes de travailler tout en élevant des enfants. Cependant, cela a changé. « Les femmes sont souvent plus diplômées que les hommes et ne veulent plus sacrifier leur carrière pour la famille », dit Hervé Le Bras. Pourtant, les femmes s’occupent encore principalement des tâches domestiques et parentales, sans progrès récent.
Face à cette situation, que faudrait-il faire pour relancer la natalité en France ?
Catherine Vautrin a accouché d’une vive idée. Dès 2026, elle rappellera par voie postale aux femelles et aux mâles de 29 ans qu’il serait temps de penser à se reproduire. Ou, plutôt, qu’ils feraient mieux d’anticiper d’éventuelles pannes de tuyauterie.
C’est que le réarmement démographique rêvé par Emmanuel Macron n’a pas atteint la chambre à coucher des Français. Aux portes de la troisième guerre mondiale, il serait temps de prendre la situation en main !
Selon Hervé Le Bras, une piste pourrait être d’instaurer davantage de flexibilité au travail pour les parents. « Les entreprises et les administrations doivent être plus souples sur les horaires, par exemple en cas d’un enfant malade ou d’un problème à l’école », propose-t-il. Julien Damon, professeur à Sciences Po, évoque aussi auprès de nos confrères l’importance de la qualité des services publics de la petite enfance, notamment en garantissant aux futurs parents une place en crèche ou un accès facilité à une assistante maternelle.
La Russie, veut, elle aussi, son baby-boom. Dans plusieurs régions, les gamines de 14 à 17 ans sont maintenant encouragées à garder leur bébé contre un peu d’argent de poche. À savoir près de 1100 euros en espèces (« Charlie Hebdo », 31/7). En 2001, il y avait dans le pays plus de 12 millions de jeunes entre 15 et 19 ans. Ils sont dorénavant moins de 8 millions.
[Pour ces trois dernières propositions prière de ne pas rire aux éclats, sont sérieux ces cons. MC]
« Marrant » d’entendre Macron parler de « réarmement démographique (déjà que le choix du terme …) lui qui n’a pas procréé ! Quant à l’initiative de C. Vautrin…. risible.
Allez, au boulot : https://www.youtube.com/watch?v=ikgrOLJjXRk&list=RDikgrOLJjXRk&start_radio=1